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BIO STORE : UNE SOLUTION AU PROBLEME DE DISTRIBUTION DES PRODUITS CAMEROUNAIS

La production et surtout la consommation locales sont des conditions pour l’essor de l’économie d’un pays. Ça on l’a dit tellement de fois. De plus en plus, on a vu des personnes au Cameroun s’investir pour proposer des produits locaux. Lors des comices, notamment agro-pastoraux, l’on est toujours émerveillé par des découvertes insoupçonnées. Il s’est d’abord posé le problème de packaging (la présentation des produits de façon artisanale ne peut en aucun cas rivaliser les produits importés qui attire par leur packaging attrayant) ; ensuite le pessimisme de plusieurs camerounais qui pensent leurs confrères incapables de réaliser des merveilles a parfois remis en question la « qualité » de tout produit dit « made in Cameroun » ; de plus il s’est posé le problème de communication. Les jeunes producteurs ont des budgets serrés et il est parfois difficile de bénéficier de publicité auprès de médias traditionnels. (Avé internet !) Grâce au digital il est possible de communiquer efficacement et surtout à moindre coût, il est surtout possible d’avoir une boutique virtuelle (pour un début).

Enfin lorsque le packaging est beau et surtout protège le produit, un site internet avec des pages sur les réseaux sociaux est créé, lorsque les produits sont même reconnus comme respectant les standards de qualité comme les produits Tanty de Thierry NYAMEN, il se pose encore le problème de distribution.

Dans les grandes métropoles Camerounaises que sont Douala et Yaoundé, lorsqu’on visite les supermarchés camerounais ou étrangers on remarque que dans les rayons, les produits locaux sont achalandés au plus bas niveau et il est possible de traverser leurs rayons sans même les remarquer. Il est certes possible d’effectuer des livraisons à domicile, toutefois il est tout aussi indispensable d’avoir un site connu où des clients peuvent se ravitailler s’ils n’ont pas eu le temps de commander ou s’ils se ne sont pas encore fixés sur le commande et préfèrent se rendre en boutique. C’est dans cette optique qu’est né le site « BIO STORE » dans la ville de Douala dédié exclusivement à la distribution des produits locaux.

 

 

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NAISSANCE DE BIO STORE

Bio store est un projet pensé et exécuté par deux femmes entrepreneures actrices du « made in Cameroun » Goretti Melou, aka Angy Mel et Laura Sen. Il s’agit d’abord de pouvoir donner de la visibilité aux produits locaux, mais aussi par son aspect « exclusivement kmer*» le site se veut une référence en la matière « le lieu où on est sûr de trouver les produits du terroirs et surtout des produits BIO. Notre boutique Bio store est opérationnelle depuis quelques semaines et située à Douala, au quartier Makepe à un endroit complètement exposé.

 

 

LES PARTENAIRES

Il est possible à tout producteur local d’être partenaire et voir ses produits exposés et vendus sur le site. La conformité du produit et du packaging reste un point essentiel sur lesquel l’on ne badine pas.

 

LES RAYONS DE BIO STORE

Sur le site on retrouve des produits au prix du Camerounais moyen dans des rayons de cosmétique, alimentaire, pour enfants, sec, frais, surgelés entre autres.  Avec des produits tels que :

  • Alycia : la délicieuse pâte d’arachides grillés.
  • Tanty : farine de maïs composée pour la bouillie, huile végétale, aliments à grignoter etc.
  • Les confitures de la maison Sanzo
  • De nombreuse huiles essentielles en gammes variés
  • Des fruits frais
  • Des légumes séchés

Pour ne citer que ceux-là

 

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LA VISION

Bio Store se veut un lieu de rencontre entre les Camerounais et les produits de chez eux (cela ne signifie pas qu’un étranger se verra chassé du site, rires). Il s’agit d’une part, d’une opportunité donnée aux producteurs locaux de se faire connaître ; d’autre part une opportunité aux populations locales de savoir et surtout expérimenter l’existence de produits locaux, témoigner du génie parfois caché ou ignoré.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la promotrice Goretti MELOU a pensé aux éditions régulières de rencontre entre tous les partenaires et le grand public avec des séances de dégustation, test et démonstration. La première est en vue très prochainement.

 

Pour finir je ne vais pas crier le slogan « consommons Camerounais » ni refaire le cours d’économie sur la nécessité de produire et consommer local. Je dirais juste qu’avant de critiquer ou douter de ce qui est fait chez nous, nous devrions laisser une chance et essayer au moins. L’amélioration et la reconnaissance viennent avec le temps. Et même si plusieurs (par complexe ou besoin de reconnaissance) préfèrent squater les supermarchés étrangers pour s’acheter des produits venant d’ailleurs qui existent pourtant dans la production locale et sur les sites locaux tels que Bio Store, je pense qu’il y’a plus de fierté à brandir un produit en disant « ça vient de chez moi ! »

MW

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En savoir plus…

kmer* : Camerounais

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YALI CARES: DE JEUNES LEADERS POUR AMÉLIORER LA SANTÉ EN AFRIQUE.

Depuis le début du mois de Décembre, sur la toile: notamment les réseaux sociaux facebook twitter ou Instagram vous êtes peut-être tombés sur des publications suivies du hashtag: #YaliCares. De quoi s’agit-il?

PETIT FEEDBACK: C’EST QUOI YALI?

YALI: Young African Leaders Initiative (initiative pour les jeunes leaders africains) est un programme qui a vu le jour en 2010, lancé par l’ex-président des États Unis d’Amérique Barack OBAMA. Le but étant de donner la chance aux jeunes de l’Afrique sub-saharienne de mettre en exergue leur potentiel et leurs génies. Lorsqu’on sait que plus de la moitié de la population Africaine est jeune (moins de 35 ans), il est indiscutable que le développement de l’Afrique passera par cette génération qui doit d’imprégner de valeurs et surtout de leadership dès maintenant.

Plusieurs programmes sont proposés par cette  initiative. À l’instar des cours en ligne gratuits sur le leadership, la bonne gouvernance et plusieurs autres thématiques; des travaux en groupe qui permettent le partage d’expériences et surtout des voyages dans les pays Africains et aux États-Unis afin de bénéficier de formations multiples dans des domaines précis.

ÊTRE MEMBRE

Pour faire partie de la comunauté YALI il suffit d’être un jeune Africain ambitieux et dynamique, porteur de projet ou pas; désireux d’échanger avec  un vaste réseau d’autes jeunes, d’autres pays, d’apprendre afin de pouvoir avoir un impact réel dans sa communauté.

rejoindre la communauté YALI et en savoir plus

 

YALI CARES EN QUESTION

Il s’agit d’un programme parmi tant d’autres spécialisé dans le domaine de la santé. Il est question en particulier de sensibiliser sa communauté sur les maladies existantes, sur les attitudes à avoir afin d’éviter ou diagnostiquer rapidement des pathologies pour pouvoir les traiter; et aussi sensibiliser sur le « comment vivre » avec des personnes atteintes de certaines maladies.

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LE CHAMPS D’ACTION: LES RÉSEAUX SOCIAUX

On ne le niera plus aujourd’hui, les réseaux sociaux font inévitablement partie de la vie des populations aujourd’hui et l’un des avantages est l’immensité, la diversité des cibles et surtout l’absence de barrières géographiques. Chaque jeunes leaders ou futurs leaders du réseau après avoir choisi une maladie (thématique) sur laquelle il basera sa campagne s’attèlera à sensibiliser les personnes autour de lui et même loin de lui à travers ses divers réseaux sociaux.

Entend que membre du YALI, j’ai décidé de parler du cancer. Car cette maladie touche de plus en plus les personnes autour de moi pourtant il y’a quelques années elle était considérée comme une « maladie des Blancs » ou simplement de la sorcellerie chez nous. Il est donc à mon avis important d’informer à travers les réseaux sociaux que j’utilise d’ailleurs énormément sur les types de cancers, les diagnostics et la conduite à tenir afin de réduire ou éviter les conséquences désastreuses.

RETROUVER LES AMBASSADEURS YALICARES ET LES COMBATS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

C’est facile il suffit de taper le hashtag #YaliCares.

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En définitive, il est important de ne pas minimiser l’impact de nos actions parce-que selon nous, elles ne seraient pas grandioses. On n’a pas besoin de financement gouvernemental pour pouvoir éveiller les personnes autour de soi ou pour pouvoir partager ce que l’on sait. Tout commence par de petites choses. Au lieu de nous plaindre sur l’inertie ou la vieillesse de nos dirigeants, gardons cette énergie pour donner un peu de nous-mêmes afin de contribuer au bien de notre communauté.

Il n’y a rien à perdre lorsqu’on dit aux femmes de notre entourage qu’elles doivent se palper les seins chaque jour (pendant le bain par exemple) afin de vérifier que la masse est normale et qu’il n’y a pas de présence de ganglion. En cas d’anomalie remarquée, elles devraient courir chez le médecin, car le cancer du sein est le cancer le plus récurrent chez la femme et en 2017 une femme sur huit est susceptible d’être atteinte.

MW

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MUNASAP: MARQUE CAMEROUNAISE DE VÊTEMENTS POUR LES TOUT PETITS.

Pourquoi les bébés et les tout petits n’ont-ils pas droit à des vêtements au style particulier, réflétant la culture locale comme c’est le cas pour les adultes? La plupart du temps les mamans (les parents) se rendent en boutiques pour ressortir avec des vêtements en coton, adaptés mais pareils sauf différence de couleur, pour leurs bébés. Les moins nantis se bousculent en fripperie pour avoir recours au même style de vêtements de second choix à des prix réduits. Alice Siporette HONIA, initiatrice du projet et fondatrice de la marque « MUNASAP » a eu une inspiration face à cette problématique. Elle lance donc une ligne de vêtements pour enfants de 0 à 5 ans, authentique et surtout accessible.

PROMOTION DE LA CULTURE AFRICAINE EN GÉNÉRALE ET CAMEROUNAISE EN PARTICULIER

La marque Munasap puise ses ressources de la culture africaine, de part les matières utilisées et les modèles conçus. Il faut dire que la cible infantile (o-5ans) est souvent délaissée lorsqu’on parle d’afritude; alors Munasap en fait sa spécialité.

Le nom de la marque lui-même n’est pas anodin. Il traduit l’essence du projet: « MUNA » signifie enfant et « SAP » comme sapologie. La mission est donc de chouchouter nos tout petits en les rendant beaux à travers un style réflétant la culture locale.

ACTIONS SOCIALES

MUNASAP oeuvre aussi dans le social à travers des partenariats avec des orphelinats tels que « l’orphelinat saint Jean de DEIDO » à Douala. Ce partenariat consiste à tenir des événements à l’orphelinat afin de contribuer matériellement et financièrement à travers des collectes de dons. Et surtout impliquer les enfants de cet orphelinat dans diverses activités contribuant à l’éveil de leur génie.

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MUNASAP FASHION SHOW

 Samedi 25 Novembre 2017 restera une date mémorable pour la marque MUNASAP. Il s’est tenu en ce jour à l’orphelinat SAINT JEAN de DEIDO le lancement officiel de la marque. Le public a pu ainsi vivre en direct des activités visant à mettre en excergue les créations MUNASAP.

Défilé de modes, concours de danse, animations, jeux des enfants étaient diverses activités qui ont égaillé l’après-midi des invités. Ils ont aussi pu bénéficier des tenues pour bébés à moindre coût à  l’occasion. Sans oublier le soutien de plusieurs partenaires tels que: SABC, MICOTEL HOTEL etc, qui a permis le succès de l’événement.

 

EN DEFINITIVE, quel parent n’est pas heureux de voir son bout de choux « sapé comme jamais »? MUNASAP en pensant à toutes les bourses met en valeur des articles exceptionnels pas communs et surtout réflettant la beauté et les couleurs de l’Afrique. Une initiative à féliciter. Si le lancement a été un succès, espérons que la suite des activités nous apportera encore plus de surprises!

MW

Découvrir/ Contacter MUNASAP

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FESTIVITÉS DANS LA VILLE DE DOUALA: LE SALON URBAIN DE DOUALA (SUD)

Le salon urbain de Douala (SUD) est un festival triennal organisé par le centre d’art contemporain « Doual’art » en partenariat avec la commune urbaine de Douala. La réflexion sur la place et le rôle de l’art comme révélateur d’histoires  et aussi créateur de sens dans la ville est l’essence même du SUD. Ce festival triennal internationnal d’art public a été lancé en 2007 par les fondateurs de Doual’art: la princesse Marilyn Douala Manga Bell et son défunt époux Didier Schaub. La quatrième édition se déroule cette année et les dates qui marqueront la période de grande ambiance du SUD 2017 sont: les 05, 06, 07,08, 09 et 10 Décembre 2017.

 

 

DÉMYSTIFIER L’ART AU CAMEROUN 

Lors de l’édition du O-talk de Diane Audrey NGAKO, initiatrice de « visiter l’Afrique », portant sur la problématique de l’art contemporain qui demeure encore loin des populations chez nous, il en était ressorti que l’art n’est pas destiné à une élite ou à un lobby. L’art intéresse tout le monde, même s’il est vrai que beaucoup pensent que parce que la grande partie de la population n’a pas encore comblé ses besoins physiologiques (de base), elle ne pourrait s’intéresser aux oeuvres de l’esprit.

« Si la montagne ne vient pas à Mahomet, alors Mahomet ira à la montagne ».

Je vois en ce grand festival qu’est la SUD une véritable occasion de démystification de l’art. Des artistes venus d’horizons divers se déploiront dans les différents coins de la ville de Douala. Il ne s’agira pas de faire venir la population dans un quartier huppé afin de déguster la magie des oeuvres artistiques, mais ces oeuvres d’art seront installées et inaugurées dans plusieurs quartiers de la ville tels que Bépanda, Bonanjo, New Bell, Ndogpassi et Nkongmondo. C’est la ville elle-même qui devient un véritable salon comme l’a précisé Marilyn Douala Manga Bell.

 

 

LANCEMENT DU SUD (POINT DE PRESSE)

Lundi 27 Novembre dernier à l’hôtel de ville de Bonanjo, s’est tenu la conférence de presse du lancement du SUD. Princesse Marilyn Douala Manga Bell, présidente de l’association Doual’art, Mme Cécile BOURNE-FARRELL, commissaire du salon et Dr NTONE NTONE Fritz, délégué du gouvernement auprès de la Commune Urbaine de Douala ont entretenu l’audience sur ce qu’est le SUD, la présentation de la 4ème édition, lecture des oeuvres artistiques qui seront réalisées dans la ville ainsi que la présentation des artistes. Et une rétrospection sur la collaboration entre Doual’art et la Commune Urbaine de Douala dans ce projet du SUD.

 

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LES AMBITIONS DU SUD

Dans sa présentation du SUD, la princesse Marilyn a fait une historique des événements et remercié les différents partenaires qui ont cru en ce projet et qui y croient depuis une décennie déjà. Elle a ainsi présenté les ambitions de l’édition de cette année qui a pour thématique: « LA PLACE DE L’HUMAIN« .

*Il s’agit de sensibiliser les habitants, principalement la jeunesse sur les déclarations et chartes portant sur les droits humains inhérents au préambule de la constitution de le République du Cameroun. 

*Faciliter l’accès à la connaissance du passé récent et mette en perspective la capacité des habitants à mieux s’inscrire dans le présent, à se projeter dans le futur et dans le monde.

*Promouvoir le vivre ensemble, la culture de la paix, la citoyenneté urbaine. 

La curatrice Mme BOURNE-FARELL a procédé à la lecture des oeuvres qui seront inaugurées pendant le SUD sous trois thématiques:

Ancrage dans l’histoire contemporaine.

Parole à la jeunesse

L’humain et l’urbain

Ainsi que la présentation des artistes présents au point de presse.

Enfin Dr NTONE NTONE a reconnu l’importance d’un tel festival dans la ville de Douala. Car nourir l’esprit, éveiller et améliorer les mentalités est aussi un besoin vital. De plus, la ville est à l’honneur car les artistes viennent d’horizons divers. Enfin les oeuvres contribueront à l’embellissement des quartiers de Douala. Tout cela dans un bonne ambiance en cette fin d’année.

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EN DEFINITIVE, du 05 au 10 Décembre 2017 la ville de Douala vibrera aux rythmes et couleurs du SUD. cinq quartiers et quatre établissements scolaires seront investis et embellis par dix-neuf oeuvres d’art de seize artistes. quatre panels composés de seize conférenciers et un programme en off sont au rendez-vous. Pour l’occasion, 150 festivaliers internationaux ainsi que la presse internationale sont attendus. Vingt mille personnes de la ville seront touchées à l’occasion.

Alors rendez-vous dans les différents lieux d’inauguration ainsi que les galleries pour des expositions et autres spectacles de ce grand festival triennal.

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MW

 

 

 

 

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CES PROFILS DE BÉBÉS SUR INSTAGRAM…

Instagram est un réseau social très connu qui a pour rôle de capturer et partager des moments de sa vie et aussi être informé de la vie de ses proches et même ses idoles. Cela à travers des photos et vidéos qui alimentent les comptes des utilisateurs. Si cela est la fonction de base d’Instagram il faut dire que des personnes comme des entreprises font usage de ce réseau social (comme de bien d’autres: facebook, twitter) à des fins purement professionnelles. Cette plateforme leur offre de la visibilité et une vaste communication sur leurs produits/services.

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Pour être actif sur les réseaux sociaux la logique voudrait qu’on soit apte à utiliser un smartphone ou simplement un ordinateur et qu’on ait accès à internet. On s’attend donc à des utilisateurs d’un certain âge, à partir de l’adolescence surtout. Toutefois, il existe sur Instagram un phénomène assez récent qui veut que des bébés aient des comptes sur instagram et certains ont une audience très élevée et sont de véritables stars. Leurs activités sont en fait relayées par la maman dans la plupart des cas.

 

BÉBÉS DE STARS

Dans la plupart des cas, il s’agit de bébés de stars de la musique, du cinéma ou du sport. La maman ou le papa parfois les deux étant vedette ont déjà une certaine notoriété et donc leurs fans sont curieux de savoir dans les détails comment se passe le quotidien de leurs enfants et comment ceux-ci évoluent. Tel est le cas du bébé de la tennis woman Serena Williams qui a 15 jours à peine possédait déjà son compte Instagram avec des dizaine de milliers de followers. Tel est le cas aussi de la fille aînée du chanteur Tanzanien Diamond Platnumz et son épouse Zari (Tiffah Dangote 03ans) qui a un compte Insatgram actif depuis quelques années avec actuellement plus d’un million d’abonnés et presque 1000 publications.

COMPTES COMMUN MAMAN/BÉBÉ

Les parents, en particulier la maman qui a déjà un compte Insta actif peut partager celui-ci avec son bout de choux après sa naissance. Généralement sur ces comptes, des mamans partagent leurs astuces sur comment elles vivent la grossesse, font face aux malaises et comment après l’arrivée de bébé elles réussisent à retrouver leur poids d’avant accouchement. Il est donc question de partager en même temps des clichés sur la croissance du bébé.

COMPTE DE BÉBÉ UNIQUEMENT

D’autres personnes préfèrent créer un compte entièrement dédié au bébé. Pendant son parcours, depuis le sein de sa mère à sa naissance et pendant sa période de croissance infantile. Et il ne s’agit plus seulement de bébés de célébrités, il existent des bébés qui ont réussit à travers les clichés à se forger leur propre célébrité. Tel est le cas des jumelles qui cartonnent actuellement à cause de leur couleur de peau différente (plus de 27 millions d’abonnés). De même, vous pouvez retrouver des articles sur le top 10, 30, 05 des bébés les plus mignons et les plus suivis sur Instagram.

 

CEUX QUI ATTIRENT UNE GRANDE AUDIENCE

Les bébés de célébrités attirent beaucoup de monde naturellement. Toutefois, Il existe des bébés et des enfants qui sont eux-même de véritables stars qui ont des milliers de followers. Les photos de ceux-ci sont souvent prises par des professionnels. Il faut satisfaire les followers et en attirer plus. Il est vrai que le compte est piloté par les parents mais ce sont ces bébés qui sont en vue et leurs poses poussent les gens à liker et partager. Tel est le cas de Ava et Everleigh (@foreverandforava) des mini mannequins dont le compte a attiré l’attention des stars comme Kim Kardashian qui les a choisit pour présenter sa ligne de vêtements.

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Au final, le phénomène de compte pour bébés sur Instagram est de plus en plus récurent et cela ne concerne plus uniquement les bébés de célébrités. Une pratique plus seulement occidentale car des Africians s’y mettent aussi. Pour certains, cette pratique est risquée car le parent en exposant son bébé ne lui laisse pas le choix de décider lui-même lorsqu’il sera en âge de le faire. De plus, il existe des personnes de mauvaise moralité qui pourrait utiliser les photos de ces bébés pour des pratiques peu catholiques ou alors simplement les filer à travers leur actualité sur les réseaux sociaux (surtout lorsqu’il s’agit d’enfants de star). Une fois de plus, les réseaux sociaux ne sont pas essentiellement mauvais mais tout dépend de l’usage que chacun en fait. D’ailleurs il est possible de rendre un compte privé sur Instagram et choisir qui vous suit ou pas.

 

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MW

 

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EXPOSITION « MOVING FRONTIERS » À DOUAL’ART: LECTURE DES OEUVRES ARTISTIQUES

Depuis le 27 Octobre dernier, a lieu à l’espace culturel de Douala: Doual’art une exposition sur le projet « moving frontiers, do and undo, faire et défaire ». Celle-ci réunit des artistes internationaux qui se sont inspirés des réalités locales et internationales. Dans un précédent article, j’ai clairement expliqué les fondements de ce projet, les objectifs et présenté les participants. (LIRE L ARTICLE) 

Il est question dans ce billet de présenter les sept (07) chefs-doeuvre des artistes et en faire une lecture.

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i)  CONSULAT SCHENGEN, DE JEAN-DAVID NKOT (CAMEROUN)

Cette oeuvre a pour but de peindre les difficultés rencontrées par des personnes qui désirent traverser les frontières occidentales; malgré leurs raisons parfois urgentes, elles se voient refusées cette possibilité. Elles ont souvent l’impression que leurs vies dépendent des cachets frappés sur leur dossier. Les grandes puissances sont celles qui décident de qui est digne de passer leurs frontières, et cela met parfois en péril le côte créatif des personnes. Parti d’une experience personnelle, il s’agit là du but même du projet MOVING FRONTIERS: décrier la fermeture parfois abusive des frontières et démontrer que le brassage culturel est un véritable atout pour les pays.

 

ii)  L’OEUVRE NON TITRÉE DE CAROLINE TRUCCO (FRANCE)

Cette jeune Francaise s’est intéressée aux cultures de l’Ouest et du Centre Cameroun précisément au cours des guerres pour l’indépendance du Kamerun. Cela à travers des masques qui caractérisent les têtes coupées des résistants à l’Ouest du pays. De même qu’une video présentant des chants en langue Bassa ainsi que des écorces utilisées par les otoctones dans cette lutte dans la région du Centre.

 

 

iii)  JEUX DENFANTS DE Badr El HAMMAMI

La joie de vivre des enfants à travers le développement de leur côte créatif est simplement époustouflante. L’artiste d’origine Francaise s’est arrêté dans un établissement scolaire de la ville de Douala et la créativité des enfants pendant leur récréation l’a inspiré. Cest à travers une projection du jeu de tire à la corde et une présentation matérielle du jeu de « sable » que l’auteur met en exergue son oeuvre.

 

 

iv)  MISO DOUALA, BOO YANG  DE HUA YANG (CHINE)

les langues sont la richesse culturelle mise en exergue dans les oeuvres de cette jeune Chinoise. Elle s’est amusée à faire un mélange de langues locales et la langue chinoise en présentant certaines similarités ainsi que la beauté de cela.

 

 

v)  PEUPLE ÉROTIQUE! PEUPLE EXOTIQUE! DE SOUFIANE ABABRI

La banane, c’est ce fruit aux multiples et contrastes représentations selon les peuples, qui a inspiré l’auteur. Il présente donc d’un côté les populations Camerounaises de la zone du Moungo (PENJA) souffrant dans des plantations de bananes, qui seront ensuite exportées vers l’Occident. Pour eux, banane rime avec efforts physiques, souffrances et dur labeur. Tandis que de l’autre côté à l’outre-mer, les peuples qui raffolent de ce fruit voyent simplement un aliment délicieux et la banane représente un objet de plaisir pour eux. Son oeuvre est un ensemble de dessins illustratifs.

 

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vi)  S.A.T.I.C DE ALFREDO COLOMA (BOLIVIE)

Syndicat Autonome de Transport des Indomptables du Cameroun (SATIC) est une réalisation urbaine qui a pour but de revoir les transports en commun dans nos villes. L’auteur s’est basé sur une comparaison des situations de son pays d’origine et celles du Cameroun afin d’émettre des propositions ayant pour but de favoriser le confort des personnes transportées.

 

 

vii)  VINGT-QUATRE (24) HEURES DANS LA VIE D’UN FAUVE DE CLÉOPHÉE MOSER

La Francaise Cléophée nous plonge, à travers un film (court-metrage) ainsi qu’une scène matérialisée, dans la vie de ces personnes marginalisées qui ne sont pas toujours comprises et dont la vie est tumultueuse. Quelque soit la race ou la situation géographique on retrouve ces personnes libres dont la vie elle-même est un combat et surtout elles haissent tout ce qui entrave leur épanouissement.

EN DEFINITIVE, il est possible de découvrir toutes ces oeuvres encore en exposition à Doual’art, Bonanjo et pourquoi pas de faire vous-même votre propre lecture. C’est bien cela la beauté de l’art : la possibilité de laisser parler notre esprit créatif  et même d’être inspiré par des oeuvres. L’exposition sera clôturée le 22  Novembre prochain.IMG_20171027_141715_448

MW

 

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QUAND L’HEURE N’EST PLUS AUX TABOUS DANS NOS FAMILLES.

La famille est la cellule de base de la société et le point de départ dans l’éducation de tout enfant. Même lorsque ce dernier est remis aux mains des enseignants afin d’être instruit, c’est-à-dire acquerir des savoirs et savoir-faire (quelques notions de savoir-être), son environnement familial détermine souvent sa personnalité à un pourcentage plus élevé. Si l’on assiste aujourd’hui à une grande dépravation des moeurs et à des phénomènes sociaux déviants auxquels sont exposés et dans lesquels se vouent nos enfants, nos cadets et parfois nos égaux, on a tout de suite envie de remettre en question l’éducation de ces derniers: on se demande « qu’est-ce qui na pas marché? »

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L’une des histoires qui défraie actuellement la chronique notemment sur la toile (qui est devenue un moyen incontournable d’exposition et règlement de compte et pas juste chez nous!) est celle d’une éleve mineure d’un lycée qui aurait été abusée par un journaliste qui aurait pu être son père. Dans la recherche de stage académique et d’une vie qui n’était pas à son niveau, la petite aurait entretenu une relation avec le monsieur et accepté d’être son objet sexuel afin que ce dernier l’intègre dans le monde professionnel: celui du journalisme dont elle est fan. Entre sodomie, partouze et lesbianisme la petite raconte des situations indécentes que lui aurait fait vivre le monsieur.

Le but de ce billet n’est aucunement de débattre sur l’affaire ou donner un avis en prenant un parti (désolée de décevoir plusieurs à ce niveau). Le problème est plus profond selon moi, parce qu’il existe des milliers de cas tels que celui de la petite de cette histoire. La question que l’on s’est posée de prime abord c’est « où est la famille de cette gamine? » Ne l’a t-on pas préparé à faire face à des provocateurs et à se préserver ? Pour accepter de telles propositions? Elle est orpheline de mère, oui la mère joue un rôle indéniable, toutefois elle ne devrait pas être la seule à le faire dans la famille.

Il faut condamner les oppresseurs au lieu de jeter la faute sur les opprimés, soit! Mais le mal est fait. S’il est possible de prévenir au lieu de guérir ne serait-ce pas mieux?

Cela m’a permis de regarder avec attention notre modèle d’éducation. En particulier dans ma famille et dans celles proches de moi. Même s’il faut dire que cela diffère selon les cultures et nous en avons plusieurs seulement dans ce pays.

Un des points communs dans nos cultures est le respect des aînés (parents proches comme éloignés). Le respect a très souvent trait à la crainte, raison pour laquelle des échanges intimes sont parfois compliqués avec ces aînés. En plus du fait qu’on n’apprend pas souvent à l’enfant à dire NON aux aînés, au contraire cela est assimilé à la têtutesse ou la rébellion.

À mon « HUMBLE » avis, vue le nombre de psychopathes qui existent dans notre société, qui arborent souvent des costumes de saints, au niveau de la famille (au moins la nucléaire) on devrait briser les tabous entre parents et enfants. Il faudrait pouvoir expliquer le bien et le mal aux tout petits. Leur apprendre la politesse autant que la méfiance; l’existence du bien et du mal; les pousser à nous faire confiance en partageant leurs peurs et leurs échecs sans les blâmer automatiquement.

Personnellement j’ai grandi dans un environnement où il était presque impossible d’avoir des paroles d’encouragement et de motivation de la part de l’entourage lorsque tu posais un acte noble, mais plutôt des brimades pleuvaient lorsque tu étais en erreur. Ce genre de situation me poussait à me confier adolescente à des amies, qui n’étaient pas aussi expérimentées que mes parents, mais au moins ne me jugeaient et ne me brimaient pas à coup sûr.

Même si cela n’est pas encré dans nos coutumes et qu’on préfère laisser ce travail aux enseignants de biologie, parler de sexualité « responsable » aux adolescents ne devrait plus mettre mal à l’aise. La raison en est que lorsque surviennent grossesses précoces ou pire encore, on est bien obligé d’aborder le sujet d’une facon ou d’une autre.

Des histoires malheureuses comme celles de jeunes filles rêveuses qui ont payé le prix forts devraient même être racontées a nos cadets en exemple, quitte à eux de faire leur choix me dira t-on, mais au moins ce ne sera pas dans l’ignorance.

En définitive briser les tabous en famille afin de préparer nos petits au monde exterieur est une responsabilité qui incombe toute famille, riche ou pauvre, car les raisons de certains agissement de nos enfants ne sont pas toujours liées à la situation sociale et nul n’est réellement  a l’abri en fin de compte.

MW

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QUAND « VERT ROUGE JAUNE » SE LANCE DANS LA CAMPAGNE ANTI NDJANSANG, INJURES ET ÉNERVEMENTS FUSENT DE PARTOUT.

« La dépigmentation volontaire de la peau », on revient dessus et on n’est pas prêt de s’arrêter. Ce phénomène est récurrent dans notre société et touche plus les femmes. Puisqu’il est indéniable que les jeunes femmes sont de plus en plus connectées, internet reste un moyen sûr de pouvoir atteindre nos cibles dans la sensibilisation contre cette pratique (qui altère l’épiderme de même que la personnalité).

Il y’a quelques semaines, je me suis arrêtée sur deux comptes personnels d’internautes qui à leur facon s’érigent contre la dépigmentation volontaire de la peau, cela va du simple constat du nombre accru de femmes noires devenues claires dans notre environnement. J’ai aussi mentionné les activités de la page facebook: NON AU NDJANSANG, qui mène le même combat de façon différente (en revalorisant la peau noire, en donnant des astuces pour l’entretien naturel de la peau, et en mettant en avant des modèles de femmes de notre société qui sont restées authentiques).

Depuis la semaine dernière, je suis agréablement surprise de voir que la page de culture et divertissemnet « VERT ROUGE JAUNE » (qui compte plus de 300.000 abonnés sur Facebook) est entrée dans la danse; avec une audience aussi large on est sûr de toucher un grand nombre de personnes.

LA MÉTHODE

Les chroniqueurs de cette page culturelle Camerounaise ont choisi d’une part de rapporter certaines chroniques de LOUISE BLANCHE NGO MASSO, une acharnée très satirique qui n’utilise pas la méthode douce dans sa sensibilisation contre l’utilisation du Ndjansang (produits destinés à nous blanchir la peau) cela à travers son compte facebook. D’autre part, ils mettent en avant des modèles de femmes charismatiques Camerounaises qui sont restées authentiques telles que Foje Jencey (modèle ayant remporté plusieurs competitions ici et à l’extérieur).

 DES RÉPONSES VENIMEUSES

Le problème lorsqu’on se lance dans une campagne contre la dépigmentation volontaire de la peau c’est que les personnes qui font cette pratique se sentent tout de suite attaquées. De même que ces chimistes du Dimanche sans diplôme aucun qui font des mélanges dangereux dans leurs toilettes, embouteillent puis les vendent aux femmes qui pensent atteindre le bonheur à travers leur seule apparence.

Des personnes de ce genre faisant aussi partie des abonnés de la page culturelle VERT ROUGE JAUNE préfèrent balancer des injures et s’attarder sur le physique naturel de la chroniqueuse pour éviter le problème réel de fond qui choque.

 

UN BON SIGNE 

Si les réponses sont autant rudes cela signifie que les personnes sont bel et bien touchées dans leur égo. Si l’addiction est trop grande et qu’il est vrai que plusieurs femmes qui s’y sont lancées ne changeront pas, cela ne signifie pas que ce combat sera sans impact. Au moins celles qui en avaient juste l’intention et voulaient suivre par mimétisme comprendront que le chemin du Ndjansang n’est pas celui de la réussite automatique. Mais il existe des moyens moins dangereux et plus nobles pour une femme qui veut réussir dans notre société.

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ESPOIR

Oui, il y’a un espoir, celui de pouvoir ouvrir les yeux aux jeunes femmes Camerounaises en particulier, sur la question de valeur et de développement de son potentiel pour construire notre société et réussir. Il faudrait qu’elles sachent que c’est un leurre de penser qu’il faille détruire sa peau naturelle en s’exposant aux cancers et autres conséquences juste pour gagner l’estime d’un homme riche et puissant. Surtout, leur réussite ne devrait pas dépendre de la volonté d’un homme riche et puissant, car en fin de compte elles ne serviront que d’objet sexuel. L’expérience a démontré à plusieurs reprises que ces monsieurs finissent souvent par garder des femmes moins voyantes et mettant plutôt en avant des valeurs à inculquer à leurs progénitures.

L’acharnement des personnes qui s’insurgent contre la dépigmentation volontaire de la peau est louable, et si cela choque c’est une bonne raison pour ne pas s’arrêter. Ne pas pouvoir sauver tout le monde n’est pas une raison pour se taire. Pour ma part, tant que nos soeurs continueront à se blanchir la peau et mettre en danger leur vie ainsi que celle de leur entourage, tant que nos petites soeurs naïves seront intoxiquées par des pensées selon lesquelles c’est la couleur de peau claire qui garanti la réussite sociale et financière, il faudra toujours sensibiliser !!

J’en ai terminé, du moins pour le moment.

MW 

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« MOVING FRONTIERS » QUAND LE BRASSAGE INTERCULTUREL DEVIENT UNE NÉCESSITÉ ET UNE SOURCE D’ENRICHISSEMENT.

Des frontières qui se ferment, des barrières qui se dressent, à l’heure même où l’immigration est au coeur des débats. Les grandes puissances sont celles qui choisissent et déterminent la dignité des personnes susceptibles de traverser les murailles qu’elles ont dressées. Pourtant se recroqueviller sur soi au fil du temps ne produit rien de beau, pourtant se déplacer éveille notre esprit de créativité. C’est dans cette mouvance et à partir de cette problématique qu’est né le projet « MOVING FRONTIERS: DO AND UNDO, FAIRE ET DEFAIRE.

 

 

L’INITIATIVE « MOVING FRONTIERS: DO AND UNDO, FAIRE ET DÉFAIRE » 

L’école Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy (ENSAPC) a pensé ce projet dans le but d’interroger la fluidité des frontières et la possibilité de produire, de réfléchir ensemble, tenter d’autres choix pour finalement « arriver à vivre dignement ». Pour ce faire, un appel à candidature avait été lancé il y’a quelques mois à l’issue duquel ont été sélectionnés sept (07) jeunes artistes internationaux, afin d’effectuer des travaux de recherches et exposer sur la thématique ci-dessus.

Soufiane ABABRI (Maroc, assisté par Aurelie DJIENA)

Alfredo COLOMA (Bolivie, assisté par Daniel ONGUENE)

Badr El HAMMAMI (France, assisté par Louise SOMBGA)

Cléophée MOSER (France, assistée par Josue ELONG)

Jean-David NKOT (Cameroun, assisté par Fabrice EKANDJOUM et Wanko CUBART)

Caroline TRUCCO (France, assistée par Brice Bamy JANTOU)

Hua YANG (Chine, assistée par Ernest DIZOUMBE OUMAROU)

Ils se sont retrouvés à Aubervilliers du 31 Mai au 02 Juin dernier pour la première phase des travaux. Ensuite, à Douala du 02 au 29 Octobre 2017 avec la collaboration de l’institut des beaux Arts de l’Université de Douala à Nkongsamba et du cercle Kapseki.  Les artistes ont ainsi pu être choisis par des étudiants en Master 2 en Art de l’Université de Douala. Étudiants qui les ont assisté dans leurs recherches sur le terrain. La dernière phase se tiendra à Paris en 2018. En attendant leurs travaux, je dirais plutôt leurs chef-d’oeuvres, seront exposés à l’espace DOUAL’ART à Bonanjo, Douala du 28 Octobre au 22 Novembre 2017 après le grand vernissage du 27 Octobre.

 

 

POINT DE PRESSE 27 OCTOBRE 2017 À DOUAL’ART

Ce vendredi 27 Octobre 2017 à 10 heures s’est tenu le point de presse sur cette grande exposition à Doual’art.

Marilyn DOUALA MANGA BELL (Directrice de l’espace culturel Doual’art) a introduit le point de presse en saluant l’initative de l’ ENSAPC et surtout le fait que les responsables aient choisi Douala et le Cameroun en général pour la réalisation du projet. Ainsi que cette collaboration entre diverses écoles. Elle a félicité ce partage interculturel qui nous enrichit tous. Elle a également précisé que l’exposition MOVING FRONTIERS met en perspective le grand salon triennal du 05 au 10 Décembre prochain (SALON URBAIN DE DOUALA: SUD)

Le Directeur de l’ENSAPC, Mr LIZON a tenu à rappeler que l’art c’est de l’intelligence en partage et qu’il est nécessaire de se réinventer, de s’ouvrir afin d’oxygéner la scène artistique. D’où l’essence-même d’un tel projet.

Antoine IDIER, commissaire d’exposition, est revenu sur les conditions de réalisations du projet de la sélection des artistes, aux séances de travail sur la thématique en précisant que le sujet du déplacement ou de la mobilité n’était pas anodin et les travaux avaient été menés entre la France et le Cameroun.

Sylvie BLOCHER, commissaire d’exposition, s’est attardée sur les difficultés affrontées et surmontées dans son pays afin de poursuivre le projet au Cameroun. Sur la réalité blessante qui est celle des barrières dressées par les institutions.

Hervé YAMGUEN, artiste Camerounais, a exliqué en quoi la question des frontières l’a touché et pourquoi il s’est rapidement intersessé au projet comme son confrère Hervé YOUMBI. Les mots clés ont été le partage et le brassage interculturel Il est indéniable que cela nous enrichit. Enfin les barrières sont souvent dressées dans nos têtes à son avis et nous devons chacun aller puiser en nous afin de nous ouvrir au partage.

 

 

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RÉSULTAT: DE MAGNIFIQUES OEUVRES ARTISTIQUES 

Après les éclaircissements du Panel, nos sept jeunes artistes ont présenté leurs oeuvres diverses. Nous avons donc eu la primeur sur la découverte des travaux multimédia des artistes internationaux qui se sont inspirés du Cameroun mais aussi de leurs réalités culturelles.

Les titres seuls des oeuvres (tableaux, vidéos, film, projection, dessins, peinture) suffisent à nous mettre de l’eau à la bouche:

« Syndicat Autonome de Transport des Indomptables du Cameroun (SATIC) »

« Consulat Schengen » du satirique Jean-David NKOT

« Miso Douala, Boo yang »

« 24 heures dans la vie d’un fauve »

« Peuple érotique! Peuple exotique! »

« Jeux d’enfants »

et la dernière non titrée, qui nous plonge dans la guerre d’indépendance et des outils culturels qui ont contribué à la résistance.

Les chef-d’oeuvre seront encore présentés ce soir lors du vernisage ainsi qu’une représentation de l’oeuvre de Soufiane et une projection du final du film réalisé par Cléophée. Ensuite elles y resteront jusqu’au 22 Novembre prochain.

MW

 

 

 

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DIKALO: L’APPLICATION DE MESSAGERIE CAMEROUNAISE DÉJÀ SUR PLAYSTORE!

 Dikalo est une application de messagerie tout comme Whatsapp, Facebook messenger ou Télégram. Alain EKAMBI est le Camerounais à l’origine de ce chef-d’oeuvre qui s’est inspiré particulièrement de la culture africaine. Les spécificités, qui sont aussi des particularités, de Dikalo par rapport aux autres messageries vous séduiront sans doute surtout si vous êtes Africain, mais aussi même si vous ne l’êtes pas.

 

UNE APPLICATION QUI PRÉSERVE VOS DONNÉES PERSONNELLES

Une des particularités de Dikalo est que vous n’avez pas besoin de donner votre numéro de téléphone ni d’autres informations telles que votre adresse mail aux personnes avec qui vous souhaitez échanger sur cette plateforme. Vous préservez ainsi votre anonymat au moins au départ lorsque vous ne connaissez pas encore les intentions réelles de votre interlocuteur.

 

 

LA TOUCHE AFRICAINE

Rien de vraiment sérieux ne se réalise tout seul, ça on le sait. Alain s’est donc entouré d’une équipe de personnes dynamiques et positives parmi lesquelles le grand artiste Camerounais Félix FOKOUA.

Passionné de dessin, Félix est celui qui apporte la touche Africaine dans le projet Dikalo. Les stickers sont des éléments attrayants des systèmes de messagerie, quoi de plus fun que de communiquer par des images? (depuis que ma mère s’y est mise sur Whatsapp, elle ne lâche plus rien , je suis sûre qu’elle va adorer « Dikalo »).

Le seul hic c’est que les stickers sur les systèmes de messagerie tels que Whatsapp ne sont pas adaptés à notre contexte. Nous avons des expressions locales qui ne sont pas matérialisables à travers les stickers occidentaux. Alors Félix y est allé à fond en proposant des stickers avec des expressions de notre contexte, et aussi des personnages « mythiques » très connus au Cameroun et en Afrique. Un vautré exploit de la part de ce jeune artiste après son travail avec l’équipe Kiroo Games sur le premier jeu vidéo Camerounais: Aurion.

 

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UN VÉRITABLE CHALLENGE

Dikalo n’est pas qu’un simple système ou une simple application, mais il s’agit d’un véritable challenge. « le whatsapp Africain » comme plusieurs l’appelle a pour objectif de rivaliser réellement et même détrôner le grand whatsapp au moins auprès du Public Africain. Si la pression est grande car il s’agit de rendre fier tout un continent, Alain EKAMBI et son équipe restent très positifs et engagés dans cette aventure.

It s the result of so much work, sacrifice, determination and dedication to put african tech on the map.

To create a familiar place, yet different.

To show the world we can do this stuff too.

ALAIN EKAMBI.

 

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22 OCTOBRE 2017, DATE MEMORABLE 

Ce jour: 22 Octobre 2017 est un jour mémorable pour « DIkalo » car il a été question du lancement de l’application sur Playstore (déjà très attendu de ce côté-là). Facilement téléchargeable et utilisable, Dikalo n’est pas parfait car la perfection n’est pas de ce monde, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’initiateur a demandé à ses amis d’avoir un jugement impartial sur la solution. Toutefois, il s’agit d’une fierté incontestable que je m’en vais télécharger de ce pas.

télécharger Dikalo sur playstore

MW

 

 

 

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«  JUSQU’AUX ENDROITS LES PLUS RECULÉS DE LA TERRE… »

Cette expression me rappelle un texte de la Bible qui fait allusion à une campagne d’évangélisation qui s’effectuera jusqu’aux confins les plus reculés de la planète.

Rassurez-vous je ne parlerai pas des messages de  la bible et leur portée dans le monde, mais plutôt de l’éducation des enfants qui se fait même dans les régions difficiles d’accès  du Cameroun. Ceci grâce à la détermination des jeunes Camerounais via des associations à l’instar de ECOLE SANS FRONTIERES  portée par Gatien ABA, actuel président de ladite association.

Nelson Mandela a dit «l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde». Sans vouloir contredire ce grand homme, il serait convenable de penser que: l’éducation change les hommes, et les hommes changent le monde.

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Cette fois ci, l’association pose ses valises dans l’arrondissement de Ndzeng, situé à 54Km de Yaoundé avec le projet Ecolo-Ecole, dont le maître d’ouvrage sera la startup euduke.me fondée par Eric KAMDJO et Gatien ABA. Le projet consiste à faire construire deux salles de classes écologiques, à base de bouteilles en plastiques et respectant la norme de constructions des salles de classes du ministère de la l’éducation de base Camerounais.

Ce projet sera l’école maternelle de Ndzeng-Lac compte actuellement deux salles de classe. Je profite pour saluer la bravoure de l’institutrice et directrice de cette école et la bénévole pour leur dur travail.

Pour réitérer sa promesse, l’équipe à fait un séjour à Ndzeng, mieux encore, les membres présents ont tenu les classes en renfort. L’objectif : construire des hommes forts, qui a leur tour construiront un pays fort.  Pour cela, ils ont besoin des locaux adaptés à leur environnement et leur culture et du matériel éducatif.

 

Ce projet bénéficie à ce jour de l’appui des leaders de la Cameroon Leadership Academy 2017 (CLA_2017), de l’équipe Langa Le Nde Bia (Langa_NdeBia)

Je conclu cet article avec cette citation :

«  Nous construisons le plaisir de l’apprentissage chez les enfants, qui est si fort quand ils sont petits, en encourageant et en les obligeant à travailler pour les petites et les misérables récompenses… » John HOLT

 

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Bethy SENGUE NTOCKO

 

 

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COMMENT RÉUSSIR SON PITCH ET CONVAINCRE DES INVESTISSEURS?

Avoir un projet qui constitue une véritable opportunité pour sa communauté est un avantage et une opportunité qui s’offrent souvent à plusieurs entrepreneurs. Le problème récurrent auquel ces derniers se heurtent le plus est celui de financement. Des moyens de recherche de financement sont donc élaborés parmi lesquels le crowdfunding et la recherche d’investisseurs. Dans la recherche d’investisseurs, le porteur de projets a souvent des occasions uniques et brèves pour présenter son projet et convaincre des personnes afin que celles-ci acceptent d’investir pour la réalisation ou la bonne marche de son projet. Cette présentation brève du projet (et de son initiateur) est appelée PITCH . Il est donc nécessaire de pouvoir réaliser un PITCH efficace, cohérent et clair qui convaincra son interlocuteur.

Vendredi dernier au siège de Douala de la Start-up Academy s’est tenu un talk avec comme speakerin JESSY BITYEKI. Le but était d’expliquer en des termes simples ce que c’est qu’un pitch, donner les constituants d’un pitch pertinent et surtout des astuces afin de pouvoir convaincre en peu de temps des personnes susceptibles de contribuer à la réalisation de notre projet.

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CHAMPS LEXICAL D’UN EXCELLENT PITCH

Présentation/ Introduction/ projet/ soi-même/ Bref/ Cohérent/ Pertinent/ Réaliste…

AVANT DE SE LANCER.

Si un Pitch ne nous laisse que quelques minutes pour produire un effet positif dont dépend parfois la vie de notre projet, il est nécessaire de se poser un certain nombre de questions au préalable.

*En quoi est-ce-que mon projet est une opportunité (y’a t-il une plus value?)

*Quelle est la taille du marché visé?

*Quelle est la croissance du projet? (sera t-il sur le long terme ou simplement sur une période donnée?)

*Quelles sont les questions auxquelles je pourrais manquer de réponses? (il faut se le demander afin de maximiser ses chances d’avoir réponses à n’importe quelle interrogation).

 

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INGREDIENTS D’UN PITCH EXCELLENT

La magie:

Il faut pouvoir créer de la magie chez ses interlocuteurs, les 45 premières secondes sont idéales pour le faire. Il s’agit d’avoir une accroche assez pertinente pour troubler ou interpeller son interlocuteur. Utiliser le « storytelling » est un moyen priviligié. Quoi de mieux qu’une histoire personnelle ou pas qui éveille du suspens et bouleverse les émotions? Il existe d’autres méthodes d’accroche telles que mentionner des statistiques ou des chiffres impressionnants etc.

Vous devrez être tout aussi accrocheur à la fin de votre Pitch et l’attitude de votre interlocuteur ou votre audience témoignera du fait que les personnes en face aient accroché ou pas (positif à travers des applaudissements vivants, des bouches ouvertes, des standing ovations par exemple).

La vision:

Lorsque naît la magie et que votre interlocuteur est accroché, il faut pouvoir partager une vision. Il s’agit de s’appesantir sur la largesse des opportunités qui s’offrent à lui s’il vous suit dans cette aventure? Il doit pouvoir visualiser ce qu’il gagne surtout sur le long terme. (taille du marché, idée extensible).

La passion:

Vous devrez pouvoir facilement et naturellement véhiculer votre message avec passion. Celle-ci se verra dans votre language non verbal: votre intonation et votre gestuelle. Puisqu’il s’agit de votre projet, vous en maîtriser les contours et puisque vous vous investissez dessus cela signifie que ça vous passionne. Vous êtes donc mieux placés partager votre passion. On devrait pouvoir la ressentir.

 

 

 

APPLIQUER LA METHODE POSTIT

P: Problem (votre projet doit cerner un problème)

O: Opportunity ( votre projet doit être une opportunité. le projet doit apporter un plus aux investisseurs en augmentant leurs revenus ou réduisant leurs charges ou coûts par exemple).

S: Solution au problème (Avoir une plus value et des avantages clairs )

T: Team (pour plus de crédibilité il faudrait faire savoir qu’il y’a une team (équipe) qui travaille et à quel point vous êtes impliqués ensemble.)

I: Investisseurs (vous devez connaître vos interlocuteurs, mener vos enquêtes au préalable afin de pouvoir choisir quel caractéristiques donner à votre pitch. Il faudrait savoir ce que votre interlocuteur aime et n’aime pas, ses luttes et pourquoi pas sa culture).

T: Time ( Parler de la période de rendement ou alors la croissance du projet est important).

 

ASTUCES: 

Avant votre Pitch, préparez-vous (exercez-vous) auprès de vos proches: familles et amis, afin de voir les manquements et y palier. Surtout pour déterminer les questions auxquelles vous pourriez faire face, et auxquelles vous n’êtes pas préparés.

Pendant le Pitch, lorsque vous avez un blocage, un moment d’arrêt cela peut être gênant et on peut penser que vous ne maîtrisez pas votre sujet. En ce moment là ne vous taisez pas, mais dites une blague par rapport à votre blocage par exemple. Faire rire votre auditoire vous permet de gagner en temps et réfléchir rapidement au point suivant.

N’hésitez pas à sortir du lot. Votre présentation doit être différente des autres s’il s’agit par exemple de plusieurs présentations consécutives. Vous pouvez adopter des gestes, positions différentes afin de vous démarquer et marquer l’esprit de votre auditoire.

 

EN DEFINITIVE, après cette formation enrichissante à la fois théorique et pratique (car des participants se sont prêtés au jeu de présentation de leurs projets) j’ai retenu qu’il n’y a pas de sample (exemplaire) de pitch parfait. Toutefois, il faut pouvoir avoir les trois ingrédients essentiels: magie, vision et passion. Enfin le projet doit être une solution à un problème avoir un apport dans la communauté et surtout être bénéfique pour l’investisseur. Car si son projet n’est pas une solution aux problèmes contextuels et susceptible de générer des revenus tangibles, malgré toute la magie et toute la passion du monde personne ne voudra investir son argent dessus.

MW

 

 

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QUAND FACEBOOK DEVIENT UN CHAMPS DE BATAILLE CONTRE LE NDJANSANG*

Ces derniers mois lors de ma tournée des réseaux sociaux, en particulier Facebook j’ai été interpellée par un thème local actuel: celui des campagnes anti-ndjansang. En effet, au Cameroun le « Ndjansang » est un terme qui désigne l’ensemble des méthodes destinées à dépigmenter volontairement sa peau afin de devenir clair. C’est une expression locale telle que le Khessal au Sénégal ou le Tchato en Côte d’Ivoire, qui désignent eux aussi les méthodes et produits décapants. Je me suis arrêtée sur trois (03) comptes de Camerounais qui s’érigent chacun à sa manière contre la dépigmentation volontaire de la peau.

TINNY LAGRAINE (LE COMBAT CONTINU)

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Tinny se base principalement sur les effets néfastes, conséquences de la dépigmentation volontaire ou utilisation du Ndjansang ainsi que d’autres artifices tels que du make up exagérés, afin de sensibiliser son audience sur facebook.

 

Il utilise beaucoup d’humour et aussi du sarcasme pour véhiculer le message selon lequel détruire sa peau naturelle pour aspirer à « une beauté » terni plutôt « la beauté ». Venant d’un homme cela est plutôt encourageant lorsqu’on sait que l’une des raisons (souvent évoquées) qui poussent surtout les femmes à se décaper c’est afin de plaire aux hommes. On a alors parfois l’impression que les hommes Camerounais et en Majorité de l’Afrique Noire (en particulier Ouest, Centre et Sud) préfèrent les femmes qui ont la peau claire, pourtant il n’en est rien.

Tinny exhorte donc à travers le canal du réseau social qu’est Facebook les femmes Camerounaises à s’éloigner voire rejeter ces produits nocifs pour leur santé qui en fin de compte terniront leur beauté naturelle. Ce n’est pas une chose aisée car sous des posts il arrive qu’il se fasse attaquer et menacer, c’est la raison pour laquelle il parle de « combat » qu’il a bien l’intention de continuer.

Le déclic

Lorsque je lui ai posé la question de savoir pourquoi cet angouement sur la toile contre le Ndjansang, Tinny m’a fait couler des larmes

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LOUISE BLANCHE NGO MASSO (LA NERVEUSE)

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Louise Blanche est mon coup de coeur du mois. Si ce n’est que récemment qu’elle a attiré mon attention, ça fait longtemps qu’elle s’insurge contre la dépigmentation volontaire de la peau. Quand je parle de s’insurger elle n’y va pas de main morte et n’emploie pas toujours la douceur dans ses propos. En fait ce qui attire l’attention sur elle avant qu’elle n’ouvre la bouche c’est sa couleur de peau. Parfois lorsqu’une femme à la peau noire dit que c’est une mauvaise pratique que de se décaper, « on » lui répond qu’elle est jalouse et qu’elle envie en fait les femmes au teint clair qui sont plus jolies. Alors Louise Blanche est albinos et elle a l’impression que les femmes noires n’ont pas connaissance de la chance qu’elles ont avec les atouts naturels qu’offre la mélanine qu’elles produisent à volonté, alors elles décident de la détruire.

Elle est plutôt assez suivie sur les réseaux sociaux en particulier Facebook et même si son franc-parler heurte plus d’une, elle est appréciée par la majorité. Mettre cette influence à profit en sensibilisant même par force et à travers beaucoup d’ironie (car cela fait partie de sa personnalité en fin de compte) est ce qu’elle fait de mieux.

Le déclic

c’est pour une raison très personnelle que Louise a la rage. Certains prennent cela pour de la rigolade lorsqu’on leur dit que les produits décapants sont nocifs et entraînent la mort, elle a pourtant été frappée de très près.

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LA PAGE  » NON AU NDJANSANG »

Il y’a quelques mois j’ai créé une page sur facebook (qui a une description de blog personnel) que j’ai appelée « NonAuNdjansang ». Ce titre décrit en lui-même le but de l’existence de la page: pousser les femmes noires à dire non à la dépigmentation volontaire de la peau.

Ma méthode est différente des premières même si j’ai récemment publié un billet rédigé par mon coup de coeur du mois « Louise Blanche »: Le Ndjansang: au-delà du complexe, l’ignorance règne. En effet, à travers le blog je m’attèle à motiver et changer la manière de penser des femmes noires (pour celles qui voient en la peau claire une sorte d’accomplissement) en leur faisant prendre conscience de leur potentiel, des atouts et surtout des réalités, à travers des « modèles noires » et des billets à caractère inspirationnel.

De plus, je propose des astuces pour l’entretien de sa peau naturelle, puisque le slogan est « Ne détruisez pas votre peau, entretenez-la ». Enfin je publie des reportages et témoignages sur les méfaits de la dépigmentation et surtout les bienfaits de l’assurance en soi et l’amour de soi.

Le déclic

Des personnes autour de moi se décapent la peau sous prétexte que cela les rendra plus belles et préfèrent ignorer les conséquences (qui pour elles sont moindres par rapport aux bénéfices). Cette situation ne m’irrite pas, ne m’écoeure pas, mais me fait pitié. Alors je leur en parle. J’ai décidé (puisque ces cas ne sont pas isolés) de ne pas m’arrêter aux personnes autour de moi qui font cette pratique mais de m’adresser à plusieurs autres qui ne la font même pas encore mais ont le profil de futures utilisatrices de Ndjansang, afin qu’elles soient conscientes de la réalité et ne succombent pas.

AU FINAL, je me souviens que lors de mon premier post contre le Ndjansang sur mon compte personnel facebook, plusieurs personnes m’ont rit au nez et ont dit que je ne serai pas capable de changer le monde ou d’aspirer à convaincre la masse car l’effet inverse est plus puissant et les cerveaux sont rouillés. Toutefois, comme Tinny Lagraine et Louise Blanche, je reste convaincue qu’un petit geste pourrait sauver au moins une personne et jusqu’à preuve du contraire un reste supérieur à zéro. Si on utilise les réseaux sociaux pour se détendre, perdre du temps en balançant des insolites ou en faisant des clashs sur des stars, pourquoi ne pas utiliser ce canal pour poursuivre un but utile?

Retrouver Tinny La graine sur Facebook

Retrouver Louise Blanche Ngo Masso

Aller sur la page « Non au Ndjansang »

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MW

 

 

 

 

 

 

 

 

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CAMEROON WOMEN ENTREPRENEURS NETWORK: POUR LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES DE LA FEMME ENTREPRENANTE.

Le 28 Septembre dernier s’est tenue à Douala la neuvième session ou acte 9 du « Café de l’entrepreneure ». Il s’agit d’un rendez-vous initié et organisé régulièrement par le CWEN (Cameroon Women Entrepreneurs Network) dans le but d’informer sur ses activités, de former, motiver et aussi « networker »*.

C’EST QUOI LE CWEN ?

Il s’agit d’une association créée en Mars 2015, constituée de femmes Camerounaises entrepreneures et chefs d’entreprises. Cette initiative est née suite aux formations « mieux gérer son entreprise » organisées par le Bureau International du Travail (BIT) et le Groupement Inter patronal du Cameroun (GICAM). Ceci dans le but d’offrir aux femmes Camerounaises un réseau leur permettant d’assurer la croissance et la durabilité de leurs entreprises.

 

Ses Missions

Les missions du CWEN sont axées sur cinq point principaux:
1. Orienter, encadrer, informer et assister les femmes entrepreneures sur des questions relatives à la vie des affaires.
2. Favoriser l’accès des membres à divers programmes du gouvernement et des organismes internationaux.
3. Créer un environnement de partage d’expériences et de services entres les membres.
4. Représenter les femmes entrepreneurs auprès des autorités et partout où besoin sera.
5. Promouvoir l’image de la femme entrepreneure.

 

 

Ses Moyens

Afin de remplir ses missions et son objectif principal qui est la contribution à la croissance et l’assurance de la pérennité des entreprises de ses membres, le CWEN fait appel à divers moyens, tels que:

des Assemblées générales, des comités d’études, un bureau de compétences et surtout le « café de l’entrepreneure ».

 

 

L’ACTE 9 DU CAFÉ DE L’ENTREPRENEURE

Pour la neuvième fois, cette plateforme d’échanges, d’information et de formation a été dressée le 28 Septembre dernier à Bonanjo Douala. Cet événement a pour coeur de cibles les femmes entrepreneures, chefs d’entreprises, porteuses de projets et aussi des étudiantes. De plus, sa partie exposition-vente (moment de grande découverte de ce qui est fait localement et parfois pas connu) est ouverte au public.

 

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Déroulement

Une centaine de femmes ont répondu présentes à cet événement, des chefs d’entreprises aux étudiantes, en passant par des entrepreneures et on a aussi remarqué la présence de quelques messieurs curieux et formateurs.

La présidente du CWEN: Marie Caroline KINGUE a ouvert la session, suivie du Directeur de l’Agence des PME: Louis Marie BADGA et la déléguée Régionale de la promotion de la femme et de la famille: Isabelle Lafortune MAKOTA.

Un atelier technique enrichissant à cette ère numérique, pour toutes celles qui souhaitent non seulement offrir une visibilité à leurs activités, mais surtout avoir un impact positif sur des potentiels clients et investisseurs à travers le numérique. Il s’agissait pour Jean Pierre BOEP, expert en Marketing digital d’édifier les dames et les demoiselles sur le E-branding, en particulier sa nécessité et son impact (non négligeable).

La success story du jour était nulle autre que celle de la fondatrice et DG de « Network pressing express »: Sylviane SANDJONG Qui a su transformé sa frustration infantile en force et ensuite en passion. Cette passion pour la lessive et la propreté qui l’a poussé à se donner à fond dans le lavage à la main à domicile de vêtements qu’elle récupérait et rendait ensuite. Son dynamisme l’a poussé à braver des moments difficiles telle que des grossesses et vols de son matériel de travail et continuer à développer son activité avec le soutien non négligeable de son conjoint. Sa détermination à ne pas rester inactive l’a porté où elle se trouve aujourd’hui: partie de presque rien elle est désormais une grande cheffe d’entreprise avec à son actif plusieurs agences de Pressing à travers la ville. Ce fût un grand moment d’émotions et surtout de motivation.

Un panel de discussion s’est ensuite déroulé, sur Comment booster son chiffre d’affaire, savoir vendre des produits et savoir se vendre. Des professionnels tels que KAKI MAURANT, DG conseil en marketing et communication agrée Marketing Kommunikation Management (MKM); Hervé MELI, Responsable Marketing JUMIA et bien d’autres ont donné des astuces conseils et consignes, selon leur champs d’actions et leur contexte, sur la question.

Un dernier atelier pratique sur comment entretenir sa maison à l’aide de produits naturels bio a été coordonné par Rachelle NAWA.

 

MOMENT FESTIF

Tout au long du déroulement de l’événement, plusieurs heureux gagnants à la tombola ont pu entrer en possession de nombreux lots. Les participants comme le grand public ont pu découvrir dans les stands de nombreux produits locaux et services tels que ceux offerts par le Salon du Mariage et des moments d’exceptions (SAMMEC) de Mélanie WABO et bien d’autres.

Sans oublier mon moment favori qui est le réseautage pendant le lunch et la visite des différents stands. Les participants ont pu échanger informellement entre eux ainsi qu’avec les membres du CWEN. Il a enfin été question pour les intéressées de se rapprocher du bureau du CWEN afin d’y adhérer.

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En définitive, le Café de l’entrepreneure (concept du « Cameroon Women Entrepreneurs Network » abrégé CWEN) est incontestablement un événement édifiant. La raison en est qu’il comporte les clés nécessaires pour contribuer à la croissance de l’entrepreneure entend que personne et aussi à la croissance de son business. Cet événement qui englobe à la fois formations, échanges, réseautage et découverte est une véritable aubaine pour les femmes Camerounaises dynamiques qui décident de s’entraider. L’acte 9 dont la communication a été assurée par Josiane BIDZOGO a été une réussite et on ne peut qu’avoir très hâte d’être à l’acte 10!

En savoir plus sur le CWEN ou les contacter

*Networker: Néologisme, provient de Network en Anglais c’est à dire réseautage. Networker signifie ici créer un réseau.

MW

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ART: EXPOSITION « JEUNES ESPOIRS 2017 » À DOUAL’ART

L’exposition « Jeunes Espoirs 2017 » met en exergue une sélection de 29 peintures et dessins sur la thématique de la place de l’humain. Cela en prélude du Salon Urbain de Douala (SUD 2017) qui se tiendra du 5 au 10 Décembre 2017.

Le concours jeunes espoirs 2017 est une opportunité pour les artistes en herbes (venant des écoles et centres de formations) afin de montrer leur diversité de perception de la société et de s’interroger sur la place, la valeur et le devenir de l’humain.

L’exposition de 29 oeuvres choisies sur 76 au départ a lieu à Doual’art (Douala, Bonanjo) jusqu’au 14 Octobre prochain. Hier 06 Octobre, s’est tenue en présence de Marilyn DOUALA MANGA BELL,  la cérémonie de remise d’attestation aux 13 finalistes, et de prix « Pascale Martine Tayou » ainsi qu’un prix spécial.

QUELQUES OEUVRES EXPOSÉES 

Écologie: les conséquences de la déforestation par Bienvenue FOTSO GUNSI

 

The supermarket (vente d’organes humains): premier Prix! par ANJE TABUFOR Boris venant de Buéa (première toile) et la déshumanisation NGATEU KEMAMEN Abdias (seconde toile)

 

Hyperconnectivité et abrutissement

 

Like you: faire face aux complexes sociétaux, et Am not a terrorist: le terrorisme n’est pas une Religion ni le propre d’une culture.

 

Human nature: la nature humaine, belle, animalière et surtout complexe (toile 1) et Mean While, the others: time to stop discussing issues and get into action for the future, we are all involve. green= hope (toile 2)

 

Renaissance de la personne humaine: chacun doit participer aux changements de mentalité et à l’humanisation déchirée (sur la première toile); et Compassion (deuxième toile): nous en avons besoin pour vivre ensemble. 

 

Le prix spéciale: « Symphonie  quotidienne » est ce tissage: qui illustre des tons variés représentants les personnes du mondes (différentes et particulières), c’est l’assemblage des différences qui fait la beauté du tissage. De plus, un tissage se fait à plusieurs il s’agit donc là d’une valorisation de l’entraide et du travail ensemble pour un monde meilleur.

 

Il ya beaucoup d’autres toiles aussi jolies, puissantes aux messages profonds tels que « dépressif » ou encore « mental slavery of an albino in mental cruelty« , « au delà du sort » et  « départ« à découvrir à la maison de l’art: DOUAL’ART! Alors n’hésitez pas à y faire un tour.

Bon week-end

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COMMENT CONCILIER VIE FAMILIALE ET VIE PROFESSIONNELLE? PAR GORETTI MELOU

Il y’a deux semaines dans cette rubrique « Astuces management » j’ai publié le billet « Vie professionnelle et vie personnelle faut-il choisir? ». La problématique était celle de savoir si le fait d’avoir de grandes ambitions professionnelles devrait nous pousser à négliger notre vie personnelle (famille, amis et notre propre personne) ou s’il fallait choisir de ne pas avoir de grandes ambitions pour prendre soin de sa famille.  Hier 04 Octobre 2017, s’est tenue au siège de la Start-up Academy de Douala une séance de Talk avec GORETTI MELOU cheffe de deux entreprises, vivant avec son compagnon et ses trois enfants. Le thème évoqué est une sorte de continuation de mon précédent billet. Il s’agissait de « entrepreneuriat et vie de famille, comment concilier les deux ».

Lire le précédent article

GORETTI MELOU s’est basée essentiellement sur ses expériences et sur sa vie afin de démontrer qu’il est possible de bien concilier vie familiale et vie entrepreneuriale malgré les difficultés, avec une bonne organisation et un grand sens d’humanisme.

 

QUI EST GORETTI MELOU 

Une jeune maman de trois enfants (7 à 11 ans) en couple et entrepreneure. CEO de deux entreprises: ELA.COM and Design (entreprise spécialisée dans l’accueil, la communication et l’événementiel)  et ALYCIA BIOCARE (spécialisée dans la production bio des aliments prêts à consommer et produits bio).

À LA DÉCOUVERTE DE SES PASSIONS

Goretti est une experte comptable de formation même si ses réalisations actuelles n’ont absolument aucun rapport avec la comptabilité, d’ailleurs pour ses propres comptes elle travaille avec un comptable. Depuis le secondaire elle s’est accommodée au monde du travail à travers ses multiples stages en période de vacances scolaires. Après ses études, elle travaille d’abord entend que salariée. Au bureau, elle mets en exergue ce qu’elle a appris à l’école; jusqu’à ce qu’elle se retrouve assistante d’un manager important et qu’elle doive faire livrer des cartes de voeux de fin d’année personnalisées à des clients importants et aussi organiser des festivités de l’entreprise,  elle se découvre ainsi passionnée d’événementiel et la charge élevée du traiteur dans le budget lors des événements l’amène à mettre sur pieds un restaurant.

Son autre passion étant la cuisine, elle se fait régulièrement de petits plats pour le bureau, et ses collègues la rejoignent dans la dégustation. De là, lui vient l’idée de concevoir des plats prêts à consommer d’où le projet Alycia Biocare (notamment avec sa pâte d’arachide qu’on retrouve dans les supermarchés locaux).

 

DE SALARIÉE À ENTREPRENEURE

Combiner le travail au boulot à ses projets avec sa vie de famille devient extrêmement lourd pour Goretti.

J’ai vendu mon lit en cette période, car j’ai passé pratiquement trois années sans me coucher confortablement. Après le bureau c’était le travail à la maison sur mes projets.

GORETTI MELOU

Alors, elle fait le choix de quitter son travail en entreprise et se consacrer à ses projets en lançant son entreprise événementiel, cela en investissant pour un début (dans les casting des hotesses, la communication) ses propres économies et ensuite grâce au soutien financier d’une microfinance.

 

SON MANAGEMENT

On sait le rôle qu’occupe la maman chez nous (en Afrique), la grande partie de l’éducation des enfants l’incombe. Alors pour Goretti le secret c’est dans l’organisation.

DANS SON TRAVAIL, il faut d’abord avoir une vision ensuite se fixer des objectifs à long et à court termes. Constamment évaluer l’atteinte des objectifs à court terme, corriger les couacs pour s’assurer qu’on avance.

De même, à la maison il faut fixer des objectifs mensuels ou hebdomadaires (il s’agit notamment de faire des prévisions sur les dépenses). Avoir un budget défini pour les dépenses de la maison permet de faire des économies et de voir clairement qu’on ne gaspille pas.

Lorsque je m’approvisionne pour un mois et je dresse un programme pour les repas, je fais moins de dépenses superflues et je gagne en temps chaque jour.

GORETTI MELOU

LE MANAGEMENT PARTICIPATIF, même si on est le chef de l’entreprise il faut savoir déléguer les tâches et faire confiance aux collaborateurs. Le fait qu’ils se sentent impliqués leur lègue une part de responsabilité dans l’avancée du projet. Il ne sert à rien de s’assurer qu’ils soient au bureau chaque jour de 8 à 17 heures, l’essentiel ce sont les objectifs fixés (ensemble) qu’ils doivent atteindre. Chaque début de semaine il faut donc se retrouver pour une réunion d’évaluation.

De même à la maison, il faut pouvoir passer du temps avec sa famille et le management participatif est une méthode adéquate. Goretti et sa famille travaillent ensemble le Dimanche, chacun a une tâche ménagère à effectuer et c’est une véritable équipe. Un moment de partage  et de complicité inestimable.

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AVOIR DES PRINCIPES

Lorsqu’on a des personnes en charge (famille comme au boulot) il faut avoir des principes.

Régler ses horaires ou son emploi du temps. Si le côté positif du travail à son propre compte est la liberté (car on n’a pas de compte à rendre à un supérieur hierarchique) ainsi que la flexibilité des horaires, il n’en demeure pas moins qu’on puisse se retrouver tard au bureau sur un dossier qui n’a pas pu être traité à temps. Goretti pour sa part s’arrange à toujours rentrer chez elle assez tôt pour s’assurer que les enfants vont bien et se conduisent bien jusqu’à leur coucher.

Le moment entre son retour du travail et le coucher des enfants est assez sacré, il n’est donc pas question de passer plusieurs heures au téléphone pour elle, sauf en cas d’urgence.

Une ligne directrice a été établie dans le fonctionnement de la maison afin de contribuer à l’éducation des enfants. Par exemple il n’y a de télé que le week-end et surtout après que les devoirs de classe aient été faits. Même si les enfants sont différents et qu’il ne s’agisse pas d’une méthode infaillible, celle-ci permet de discipliner ses enfants.

De plus, la communication c’est la clef! Elle partage ses passions avec son compagnon qui l’aide souvent dans ses projets.

Quelqu’un qui vous aime vous aidera toujours à vous réaliser.

En plus elle s’assure de discuter avec ses enfants lorsqu’elle va s’absenter pour un moment ou lorsqu’ils vont devoir dormir sans la voir.

Les enfants sont délicats, ils ont besoin de notre chaleur, il faut donc pouvoir leur expliquer pourquoi on n’est pas là. Car ce sont nos enfants et non ceux de la nounou.

GORETTI MELOU

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DES PROPOSITIONS D’ASTUCES

Goretti a ensuite proposé une liste d’astuces afin de pouvoir avoir une vie de famille épanouie tout en travaillant à son compte. Parmi lesquelles:

* Impliquer ses enfants (il est important qu’ils sachent ce qu’on fait comme activité).

* Savoir s’entourer (notamment de mentors au niveau professionnel et des amis positifs contrairement à ceux qui voient du noir partout ou ne voit pas l’importance de nos projets)

*S’organiser, hierarchiser les tâches et ne pas avoir peur de déléguer (au travail surtout)

*Identifier les voleurs de temps (il s’agit des activités pas vraiment importantes qui prennent du temps et n’apporte rien de concret), il vaut mieux s’en débarasser.

*  Prendre du temps pour soi

*Préserver son intimité

*Et surtout savoir déconnecter!

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AU FINAL, malgré les difficultés que rencontre Goretti, notamment en terme de gestion de ressources humaines et qu’elle n’arrive pas à déconnecter et prendre soin d’elle-même, ses avantages sont le fait qu’elle ait fait ses enfants assez tôt et qu’aujourd’hui ils puissent se prendre en charge sur certains points tous seuls, ce qui lui laisse du temps de repos malgré ses multiples activités. Il n’est absolument pas question de choisir entre mener ses activités professionnelles et une vie de famille épanouie car les deux sont conciliables avec une bonne organisation et de la discipline. Lorsqu’on lui a posé la question drastique à savoir si son compagnon lui demandait d’arrêter? Elle a répondu qu’elle le convaincrait et n’arrêterait pas ce qui la passionne et l’épanouie, surtout si cela ne met pas leur vie de famille en danger.

Toutefois, si Dieu doit m’enlever quelque chose, que ce soit mes projets pas ma famille, car l’humain n’a pas de prix.

GORETTI MELOU

Retrouver GORETTI MELOU sur Facebook

 

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FONDATION COEUR DE MÈRE: AGIR LORSQU’IL EST ENCORE TEMPS!

Beaucoup de personnes ne savent pas le pouvoir/la capacité qu’elles ont de pouvoir impacter dans la vie des autres. Généralement, nous pensons que pour aider autrui il faut être millionnaire ou avoir résolu tous ses propres problèmes, sauf que l’ampleur de nos soucis et celle des autres n’est pas toujours pareille. De plus, l’amour d’une mère est quelque chose de grandiose et parfois même difficile à décrire. Il n’est donc pas surprenant qu’une maman se tue à la tâche pour la survie et le confort de sa progéniture. Sauf que parfois, on oublie qu’elle est humaine et qu’elle a besoin qu’on prenne soin d’elle même si elle ne le demande pas. Nombreuses sont ces mamans célibataires, veuves, divorcées ou simplement abandonnées qui élèvent toutes seules leurs enfants. Cela parfois dans une précarité résonnante. C’est ainsi que la fondation  « coeur de mère » a été mise sur pieds avec pour priorité de soutenir ces mamans défavorisées dans les zones rurales du Cameroun en particulier.

 

NAISSANCE DE L’IDÉE DE LA FONDATION COEUR DE MÈRE (hommage à maman DELPHINE SIEWE)

La présidente de la fondation « Coeur de mère »: Sissi Malika se décide avec son équipe à lancer concrètement les activités au premier semestre de l’année 2017. Lorsque vous discutez avec elle vous comprenez clairement que c’est à partir de la peine subite et beaucoup de douleurs qu’est né le projet. En effet, cela part d’une histoire personnelle: sa maman (Delphine SIEWE) décède subitement d’une crise cardiaque en 2014, laissant ses enfants dans l’inconsolation (on sait ou du moins on peut imaginer la douleur de perdre sa maman). Personne n’avait rien vu venir, maman Delphine était pourtant si forte, robuste et semblait pleine de vie, elle avait d’ailleurs élevé toute seule ses quatre enfants dans une localité rurale du Cameroun (Bandja) grâce à ses travaux champêtres et son petit commerce.

C’est à la suite de son décès que Sissi et ses soeurs cogitent sur ce qui les aurait échappé.  Peut-être maman Delphine n’était pas aussi forte qu’elle laissait transparaître? En réalité, elle était malade (physiologiquement et psychologiquement): d’une part, elle avait des prédispositions à l’hypertension mais n’avait pas vraiment attiré l’attention sur elle (occupée à prendre soin de sa famille); d’autre part, elle avait perdu son fils dans la nature, son enfant avait quitté la maison et n’a plus jamais donné signe de vie jusqu’à nos jours. L’entourage avait peut-être minimisé les conséquences de cela et ne pouvait imaginer la torture que vivait cette mère seule au quotidien.

Si on n’a rien pu faire pour sauver maman, que peut-on faire pour les autres mamans qui vivent des situations similaires autour de nous?

Sissi MALIKA

Cette question donnera lieu à une association: coeur de mères, en 2017.

Nous avons grandi aujourd’hui, nous avons des moyens qui nous permettraient de prendre soin de maman comme elle l’a fait quand nous étions petites, mais elle n’est plus là. Toutefois, il existe pleins d’autres mamans Delphine dans les zones rurales du Cameroun.

Sissi MALIKA

LES OBJECTIFS DE CETTE ASSOCIATION

Tout d’abord la cible des actions menées par la fondation « coeur de mère » c’est les mamans seules en zone rurale du Cameroun. Ses objectifs sont axés sur quatre points principaux:

  1. Apporter une aide morale, éducative et culturelle aux femmes mères résidant dans les zones rurales du Cameroun et assumant seules les responsabilités parentales ;
  2. Susciter et concrétiser chez les mères seules l’esprit de confiance en elles, d’auto-responsabilité et surtout d’initiative en vue de leur propre épanouissement. 
  3. Faire des femmes rurales des personnes responsables, autonomes capables de poser des actions ayant un impact positif dans leur communauté ;
  4. Promouvoir l’insertion socio-professionnelle de la femme rurale .

 

MOYENS ET PLAN D’ACTIONS

Dans l’optique de remplir les objectifs fixés, des actions ont été prévues. Il s’agit d’actions en vue d’apporter un:

Soutien à l’éducation : soutenir financièrement l’éducation des enfants à la charge des mères seules à travers le paiement des frais de scolarité pour les uns, des dons de fournitures scolaires pour les autres. Et éventuellement tout autre apport pouvant soutenir l’éducation des enfants.

Soutien à la Santé : par la sensibilisation sur les nouvelles formes de maladie encore méconnues en zone rurale (surmenage, hypertension artérielle, Diabète et autres) cela avec l’appui des médecins qui ont plus d’autorité sur la question; des campagnes de dépistage des dites maladies toujours en collaboration avec les médecins et hôpitaux volontaires ; et enfin le financement total ou partiel des soins et l’accompagnement dans le suivi sanitaire.

Soutien aux travaux champêtres : (l’agriculture étant la principale activité en milieu rural) Par l’achat et la distribution des semences agricoles, des engrais, des produits de protection de leurs cultures. financement des « Pambés », terme en langue « fêfê » qui signifie la main d’œuvre ouvrière ponctuelle et rémunérée en cas de nécessité. 

Additif : il s’agit de concepts dédiés à contribuer davantage à l’épanouissement et au bien-être de ces mères. Comme premier additif on peut citer le concept « VACANCES DE REINE » qui consiste à offrir des vacances tous frais payés à un groupe de 2 à 5 de ces mamans, durant lesquelles elles se relaxeront totalement, découvriront des activités et loisirs dont la plupart ignorent même l’existence, et surtout elles seront traitées comme des reines qu’elles sont en réalité mais n’ont jamais l’opportunité de revendiquer.

LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES 

Au début de ce projet, Sissi s’est heurtée au découragement de son entourage qui pensait que pour mener une action caritative il faut être très riche et donner le superflu de ses avoirs pourtant elle ne l’est pas. Plusieurs personne l’ont donc conseillé de laisser tomber ce combat qui serait trop grand pour elle et ses quelques camarades prêtes à la suivre dans cette initiative.

Puisqu’il s’agit d’une activité non lucrative, l’autre difficulté a bien-sûr été le financement des actions. La seule activité connexe étant la vente des T-shirts de l’association, les fonds viennent en majorité des cotisations mensuelles des membres de l’association « Coeur de mères ». Elles sont moins d’une dizaine.

La dernière mais pas la moindre est encore l’absence de partenariats en particulier des établissements sanitaires. Le soutien à la santé étant un point très important dans les objectifs de l’association et face à la têtutesse des mamans en zone rurale (qui ne vont se soigner que lorsque le mal empire) la voix autoritaire qu’elles pourraient écouter est celle d’une blouse blanche.

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LES RÉALISATIONS

Les difficultés rencontrées n’empêchent pas les membres de l’association de se déployer sur le terrain et mener à bien les activités allant à l’endroit des objectifs fixés. Pour sa première année, les actions sont menées à Bandja (village à l’Ouest du Cameroun, en hommage à la maman DELPHINE, car c’est dans ce village qu’elle a passé sa vie.

L’initiative a été lancée récemment, au premier semestre de l’année 2017, deux descentes sur le terrain ont déja été effectuées. En Mai 2017 à l’occasion de la fête des mères, des dons de produits agricoles en majorité ont été fait à Bandja. Et récemment en Août 2017 il y’a eu une campagne back to school au cours de laquelle des collectes de dons et concert caritatifs ont été organisés en vue de soutenir les mamans seules de Bandja financièrement et matériellement dans l’éducation de leurs enfants (il faut préciser que Sissi MALIKA est une artiste musicienne Camerounaise). Pour la remise des dons en vue du soutien à la scolarité onze (11) mamans défavorisées ayant en tout quarante-quatre (44) enfants en charge ont été choisies. Le bonheur a pu se lire sur le visage de ces femmes fortes, même si le nombre selon Sissi est encore infime par rapport à ce que l’association souhaite toucher, car les moyens étant encore limités.

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LES PERSPECTIVES FUTURES

L’association étant grandissante, et les retours positifs après les descentes effectués par la fondation « Coeur de mère », l’avenir reste lumineux. Les projets immédiats sont une descente en Mars prochain (Journée internationale de la femme) afin de sensibiliser sur la santé et soutenir moralement et matériellement des mamans en zone rurale. Ainsi que la réalisation du concept « vacances de reines » pendant la période de vacances scolaires prochaine, il s’agira d’offrir des vacances dans un coin paradisiaque du Cameroun à quelques mamans travailleuses qui n’ont pas souvent droit au repos.

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EN SYNTHÈSE, prendre soin des mamans seules surtout en situation de précarité est une tâche sociale importante à laquelle nous pouvons tous contribuer tant qu’elles sont encore parmi nous. Que l’on soit orphelins ou pas, on sait que la valeur d’une maman reste une chose inestimable. En Afrique en particulier, la mère joue un rôle central dans l’éducation des enfants et aussi dans le développement économique du pays tout entier à travers les productions agricoles (entre autres) et surtout la mère a un important rôle dans sa communauté. Soutenir des mamans dans le besoin autant que l’on peut matériellement, financièrement et aussi moralement en apportant juste sa petite pierre à l’édifice comme l’a pensé la fondation « coeur de mère » est un acte grandement louable.

En savoir plus sur FONDATION COEUR DE MERE

CONTACTER la Fondation Coeur de Mère

MW

 

 

 

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RÉSEAUX SOCIAUX: QUAND ÇA VA DANS TOUS LES SENS…

Cette semaine, comme toutes les autres d’ailleurs, plusieurs faits ont attiré ma curiosité sur la toile. Je ne suis certainement pas la seule car j’ai pu lire des commentaires de mes frères et soeurs Camerounais se plaignant de la « mauvaise utilisation » des réseaux sociaux par nos compatriotes. Certains sont allés jusqu’à lancer des phrases telles que: « pourquoi internet est même arrivé au Kmer? » « Les Camerounais ne savent pas utiliser les réseaux sociaux »: triple LOL! Si on est parfois exposé à des vidéos choquantes, insultantes ou humiliantes ce n’est pas qu’une affaire du Cameroun. Je ne prétends pas justifier la bêtise des uns à travers celle des autres, mais juste prouver que les réseaux sociaux sont encore pour beaucoup un simple moyen de distraction et de commérage (affairage, gossip, kongossa) peu importe la nationalité.

LE DÉSORDRE DES RÉSEAUX SOCIAUX GRAND-PUBLIC

Facebook, Instagram, parfois Twitter sont considérés comme des réseaux sociaux grand public en opposition aux réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn, Viadeo ou Xing. Même si ceux-ci peuvent être utilisés à des fins professionnelles, notamment pour la communication des entreprises, pour plus de visibilité et surtout afin d’être proches de leurs cibles.

Généralement ces réseaux grand-public sont utilisés par des particuliers à des fins ludiques, la preuve en est que les pages divertissantes sur facebook ou Instagram sont souvent celles avec le plus de followers et les comédiens aussi attirent plus de personnes que les personnes publiques exerçant dans des domaines plus sérieux, par exemple. On ne devrait donc pas être surpris que parfois les événements aillent dans tous les sens sur facebook, Instagram ou Twitter. Je ne parlerai que de ces trois là, car n’ayant pas de compte Snapchat je ne peux parler de son contenu avec exactitude.

 

 FAITS DIVERS RÉCENTS SUR LA TOILE

Au Cameroun, on tombe presque quotidiennement sur des vidéos présentant l’artiste de Bikutsi Clarisse « Wopso » dans ce qu’on peut considérer comme du délire. Parlant de façon incohérente, parfois de choses sensées parfois insensées, dans des accoutrements peu lucides, parfois carrément dénudée. Il paraît qu’elle a besoin d’aide psychologique et même qu’elle est folle: il s’agit là du diagnostic des internautes Camerounais. Ces vidéos sont très virales

L’artiste Longue Longue aussi est à la une, avec ses directs sur facebook devenus populaires et ayant donné lieu aux challenges, parodies et même aux caricatures de toutes sortes. Le fait qu’il demande l’écrivaine Calixte Beyala en mariage en direct, ensuite qu’il soit fier de déjeuner dans des hôtels luxueux en narguant presque ceux qui ne peuvent s’offrir ce luxe, a suscité moult réactions et la plupart à son désavantage: arriviste, parvenu, malade, troublé etc les commentaires vont dans tous les sens par rapport à cela.

Les internautes ont ensuite eu une idée de génies « les deux artistes qui font la « honte du pays sur la toile » devraient se marier car ils iraient bien ensemble. Les plus intelligents ou plus sérieux pensent que l’on devrait tout simplement empêcher ces derniers d’accéder aux réseaux sociaux et ainsi pays se porterait mieux.

Un autre fait divers non négligeable ayant fait le tour est celui d’une bagarre entre Camerounais en France pour des soucis de dette non réglée.

 

Hors du Cameroun, chez nos frères Nigérians les artistes internationaux P-Square sont à la une sur Facebook et Twitter. Les frères jumeaux qui ne sont pas Camerounais se font une guerre sans relâche depuis un bon bout de temps, au point où cela apparaît dans les pages  et sur tous leurs sites de divertissement et même d’informations tels que KraksTv, et Yabaleftonline. Entre posts sur Instagram et tweets, les jumeaux se balancent des injures au quotidien, et même leur aîné (qui prendrait le parti de Paul) aurait promis la mort à Peter. Finalement, Peter a retiré toutes les informations concernant P-Square de ses comptes. Le papier attestant de la séparation légale a été publié comme par magie et une vidéo de leur bagarre dans le bureau de leur avocat a apparue sur Youtube tôt ce matin, elle était déjà à 139.198 vues 10 heures après. Elle a aussi été publiée sur tous les autres réseaux sociaux grand public.

Trêve de commérage! tout cela c’est pour expliquer que sur les réseaux sociaux ce genre de vidéos pullulent car il s’agit simplement de ce qui attire le plus de monde.

Au Ghana enfin, je suis tombée sur un challenge « one corner ». Exécuté en majorité par des femmes, il consiste à faire des vidéos en dansant sur une chanson dont le titre est « one corner », il faut simuler l’acte sexuel en s’agrippant sur tout ce qui se trouve aux alentours ou en s’allongeant sur le sol. Depuis que le challenge a été lancé des vidéos du genre sont postées quotidiennement.

 

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Au final, sur les réseaux sociaux, spécialement grand public, ça va peut-être dans tous les sens mais je pense que l’on ne saurait dire de façon drastique si c’est normal ou anormal, car ce qui pourrait choquer les uns plairait aux autres. Comme je l’ai souvent dit les réseaux sociaux ne sont pas essentiellement mauvais tout dépend de l’usage qu’on en fait. Même s’il est vrai que des mesures sont prises par les équipes derrières ces réseaux sociaux afin de protéger la sensibilité des utilisateurs. Enfin, Il est aussi possible de choisir de ne pas voir certaines publications en bloquant leurs instigateurs. Personnellement, je m’arrange toujours à bloquer les vidéos de violences ainsi que les personnes qui les envoient après avoir signalé. Sinon on se plaindrait du matin au soir de ce que certains font sur leurs comptes sociaux que cela ne changerait pas grand chose.

MW

 

 

 

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EDUAIR: UNE INNOVATION TECH DANS L’ÉDUCATION AU CAMEROUN ET EN AFRIQUE

À l’ère du numérique dans laquelle nous nous trouvons, apprendre sans avoir recours à l’outil informatique est considéré comme archaïque. Le monde change et les habitudes aussi, le Cameroun n’est pas en reste face aux différentes avancées. Si le problème au niveau technologique rencontré en Afrique en général et au Cameroun en particulier est celui du faible taux de pénétration d’Internet et le coût encore assez élevé de l’accès à internet, il n’en demeure pas moins que l’éducation reste un droit pour tous. C’est dans cette perspective que le jeune Camerounais Yann NKENGNE a mis sur pieds le projet EduAir qui se veut « une démocratisation de l’éducation  grâce au numérique ».

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C’EST QUOI EDUAIR?

Il s’agit d’une solution sous forme de box, qui servent de médiathèque portable donnant accès à des millions de contenus éducatifs. Il est aussi possible aux institutions d’alimenter leurs médiathèques afin de mettre à disposition de leurs apprenants des informations importantes. La particularité des box EduAir est qu’elles fonctionnent même sans connexion internet et en plus il est possible aux personnes se trouvant dans la zone dans laquelle le réseau de la box est déployé d’échanger à travers des appels vidéos.

 

Parmi les services offerts, on a entre autres l’école virtuelle, la consultation des bases de données, la vente des livres et des documents didactiques, ou encore le coaching en ligne. La solution est composée de deux box, EduAirBox et EduAirPipeline qui répondent à des problématiques différentes selon les environnements.

Ticmag.net, 23 Août 2017.

 

Finaliste à la seconde édition du « RFI CHALLENGE APP AFRICA » . 

Ce concours récompense les innovations tech en vue de favoriser l’éducation en Afrique. Pour cette seconde édition il s’agit de faire concourir des solutions innovantes favorisant l’éducation de la jeune fille en Afrique. EduAir a été retenu il ya quelques mois parmi les 600 projets devant participer au Concours, et a récemment été sélectionné parmi les 13 finalistes.

 

L’INITIATEUR DU PROJET 

YANN NKENGNE est le cerveau derrière EduAir. Il est développeur de formation et apporte également sa contribution à la fondation Wikimédia. Depuis 2014, il a donc lancé la start-up Kwiizi (devenue EduAir, dans le soucis de décrire clairement les activités à travers la dénomination: l’éducation à travers le numérique). Puisque rien de sérieux ne se bâtît tout seul, il est évidemment entouré d’une équipe dans cette entreprise.

 

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UTILISATION D’EDUAIR AU CAMEROUN

La cible de cette Start-up n’est pas que Camerounaise, mais l’on peut déjà voir son impact au niveau local.

Dans les institutions de formation professionnelle telles que L’Institut Universitaire de la Côte abrégé I.U.C (sous la tutelle de l’Université de Dschang), ainsi qu’à l’Université de Douala, EduAir donne accès à une plateforme sur laquelle il est possible d’ajouter du contenu (support de cours, vidéos, ateliers…). Les apprenants peuvent ainsi y avoir accès depuis leur mobile. Cela permet également aux étudiants qui ne peuvent pas assister aux cours en présentiel de pouvoir se rattraper plus tard.

Pour les grandes infrastructures, l’entreprise propose le EduAirPipeline, une solution installée chez les opérateurs permettant aux bénéficiaires d’accéder aux contenus depuis leur connexion personnelle sans avoir à payer un quelconque forfait data. Cette solution astucieuse, vu le fort taux de diffusion des smartphones en ville, permet aux étudiants de profiter au maximum des contenus proposés par leurs établissements, mais aussi à terme de s’auto-évaluer et de collaborer pour la préparation de projets communs.

EduAir vient de lancer une offre de franchises pour permettre l’utilisation de la solution dans d’autres pays, afin de diffuser la solution technique tout en favorisant un développement par de petites entités locales. Et à chaque utilisateur sa solution : les contextes sont très variés, depuis la bibliothèque de l’université de Douala jusqu’aux fablabs mobiles et aux projets de bibliobus.

Makery.info, Juin 2017.

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ACCEDER AU SITE: EDUAIR   

 

 

En définitive, des projets tech (ou pas) tels que EduAir, ayant pour but le développement local du système éducatif, naissent de plus en plus. Cela malgré l’environnement qui ne se veut pas toujours à 100% favorable. Le défi est en effet de pouvoir exploiter les atouts locaux, afin de palier aux manquements. De tels projets ne peuvent qu’être félicités. Au final, on ne peut que leur souhaiter bon vent non seulement dans des compétitions internationales mais aussi dans le développement d’offres attrayantes.

MW.

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VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PERSONNELLE: FAUT-IL CHOISIR?

Avoir de grands projets et de grands objectifs à réaliser est vu en général comme un atout incontestable, une qualité que l’on félicite rapidement chez les porteurs. Toutefois, lorsque l’on met la barre professionnelle très haute, le côté personnel a tendance a être négligé et parfois paraît phagocyté par le professionnel. Sachant qu’un leader est celui qui prêche par l’exemple, on attendra beaucoup de celui-ci; c’est lui qui rentrera le dernier du bureau et prendra les devants dans la réalisation des actions planifiées. Certains leader se retrouvent à ne vivre que « leur travail ». Pareil pour un salarié qui aspire à l’ascendance professionnelle; ce sera un grand challenger, soucieux de faire bonne impression au boss par son ardeur au travail en se « tuant » parfois à la tâche, même en dehors des heures de boulot. De ce fait, dans le but d’atteindre ses objectifs professionnels est-il indispensable de sacrifier sa vie personnelle?

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RIEN NE S’ACQUIERT SANS SACRIFICE!

les Religieux, les historiens, les coachs etc le répètent chaque jour. Des milliers d’exemples sont pris pour nous accorder sur le fait que si nous voulons bénéficier d’un état de satisfaction ce sera par le travail: au péril de nos forces, de notre temps, à l’encontre de nos sentiments, parfois de notre volonté. Tels sont les divers sacrifices auxquels il faut faire face.

Alors, lorsque ses objectifs professionnels sont parallèles à sa vie privée et qu’il faille faire un choix, on peut mettre une croix les contraintes personnelles, car c’est le fruit du travail qui contribuera à notre épanouissement personnel en fin de compte. À 25ans lorsque tu aspires à devenir milliardaire un jour, et tu t’engages à bosser tous les jours de 6h à 23h car tu as bien l’énergie qu’il faut, tu n’as pas de temps ni d’énergie pour gérer les caprices d’une petite amie, compagne ou de sortir faire la fête avec les copains de ton âge.

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UN TEMPS POUR L’ACCOMPLISSEMENT PROFESSIONNEL ET UN TEMPS POUR L’ACCOMPLISSEMENT PERSONNEL

Ne dit-on pas que chaque chose en son temps?

Pour certains, il est nécessaire de se fixer sur la réalisation de ses objectifs professionnels d’abord. Atteindre un certain « niveau » avant de penser à se faire plaisir (voyage, autres hobbies) et fonder une famille. D’ailleurs en ce qui concerne la gente masculine, chez nous au Cameroun en particulier et en Afrique en général, un adage populaire dit: « cherche l’argent et la femme viendra à toi » même s’il n’y a pas de précision qu’il s’agisse d’une femme que tu aimeras et qui te soutiendra dans tes projets ou alors une simple figurante qui te tiendra compagnie lors des soirées et dans ton lit ou encore de celle qui aura juste pour mission de te donner une progéniture.

Pour d’autres encore il faudrait d’abord se caser sentimentalement avant de chercher à s’épanouir professionnellement. Des mamans au foyer qui disent: « il est mieux que je sacrifie mon boulot et me consacre d’abord à ma famille. Lorsque mes enfants seront assez grands je pourrais chercher du travail. »

 

IL EST DIFFICILE D’ÊTRE ACCOMPLI PROFESSIONNELLEMENT LORSQU’ON EST VIDE PERSONNELLEMENT.

Nous carburons tous à quelque chose, et en fin de journée on a souvent besoin d’une chaleur auprès de soi, c’est là qu’intervient la famille. Beaucoup pensent que ce sont les proches qui nous fournissent de l’énergie. Et qu’il est nécessaire de se donner souvent des vacances ludiques afin d’avoir la ressource nécessaire pour aborder et réaliser des challenges. Lorsqu’on a une vie privée harmonieuse, on est généralement très motivé; de même que lorsqu’on a une vie privée tumultueuse cela peut se répercuter sur notre boulot. De toute façon, l’un ne devrait pas phagocyter l’autre et s’il fallait à tout prix choisir, l’humain devrait prévaloir sur le matériel pour bon nombre de personnes.

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LA FINALITÉ C’EST LE BONHEUR

Que mettons nous dans la réussite de vie? Dans le succès ? Samuel Eto’o a t-il réussit car il a remporté plusieurs trophés? Céline Dion a t-elle réussit car à l’âge de quarante ans elle a été élue meilleure voix du monde? Ma mère a t-elle échoué dans sa vie parce qu’elle n’apparaît dans aucun média n’a pas eu de reconnaissance mondiale, mais s’est contentée d’élever ses enfants à l’abri du besoin et en leur inculquant autant que possible des valeurs humaines?

Le bonheur est un critère indéniable dans tous les choix que l’on fait. Si pour certains le bonheur est de bosser comme des esclaves afin d’atteindre leurs buts, on ne peut pas leur reprocher de sacrifier leur vie personnelle à mon avis. Puisqu’ils sont portés par leur propre vision de l’accomplissement.  Pour d’autres le bonheur réside dans l’accomplissement familial, le bien-être personnel et pas dans la recherche du matériel ou de la célébrité, on ne peut pas non plus leur reprocher de donner le dessus à la vie personnelle ou familiale.

En définitive, on n’est pas vraiment obligé de choisir entre sa vie personnelle et sa vie familiale. Parfois il y’a des contraintes qui nous poussent à favoriser l’une à l’autre mais le choix ne devrait pas être drastique. Au final, l’idéal serait de pouvoir s’organiser et concilier les deux, trouver le juste milieu!

 

MW

 

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LA PROBLÉMATIQUE DE L’ART CONTEMPORAIN AU CAMEROUN: AU O-TALK DE DIANE AUDREY NGAKO

Jeudi 14 Septembre dernier dans la ville de Douala au Cameroun s’est tenu le « rendez-vous du Cameroun qui gagne », il s’agit d’une autre édition des O-talk organisés par Diane Audrey NGAKO.

C’EST QUOI LES O-TALKS?

Les O-talks peuvent être décrits comme des rendez-vous d’échanges et de partages d’expérience avec des professionnels dans des domaines variés de la culture. Le but est de pouvoir mettre à nue certaines problématiques et en ressortir avec des suggestions et des leçons. Cela permet d’éviter les longs discours souvent non productifs. C’est la raison pour laquelle le slogan de ce programme est d’ailleurs  » le rendez-vous du Cameroun qui gagne ». Diane Audrey se fait accompagner dans cette initiative depuis le départ par la Société Générale et la Galerie MAM et pour cette quatrième cédition, par Chivas également.

 

QUI EST DIANE AUDREY NGAKO?

« Visiter l’Afrique », ça vous parle? Jeune Camerounaise de vingt six ans amoureuse de son continent, extrêmement positive, optimiste et très accessible, l’initiatrice de ce projet est une passionnée de culture.

Née au Cameroun, elle rejoint sa mère dans le Loiret en 2003 à l’âge de 12 ans. “Je suis passée d’un pays bruyant et plein de vie à un village très calme où il n’y avait pas de noirs”, déclare-t-elle en riant. Une fois son bac en poche, elle s’envole pour Washington pour une année d’études politiques suivie d’un stage dans une grande institution internationale.

À son retour en France, elle décide de faire de la communication. Parallèlement à ses études, elle écrit pour Roots magazine où elle gravit très vite les échelons jusqu’à devenir rédactrice en chef. L’idée de Visiter l’Afrique lui vient en 2013 après un voyage dans son pays d’origine où elle n’avait pas remis les pieds depuis dix ans. “Je suis passionnée de photos, et je voulais créer un blog sur le tourisme au Cameroun, en même temps qu’un compte Twitter, une page Facebook… Dix jours avant le lancement officiel, j’en ai parlé à des amis qui m’ont conseillé d’élargir mon sujet et de ne pas me limiter à un seul pays.” Le surlendemain, elle achète un nom de domaine et décide d’en faire une plateforme collaborative afin de créer une communauté de voyageurs qui auraient visité des pays qu’elle ne connaît pas.

GEEK MAGAZINE, Mars 2016.

 

Puisque Diane Audrey estime que pour mieux parler de l’Afrique et ses réalités il faut y vivre, elle a pris la décision de s’installer au Cameroun en 2013. Le projet « visiter l’Afrique » a pour but de revaloriser l’Afrique , de montrer son visage positif, chaleureux et optimiste que l’on ne retrouve pas souvent dans les média et les discours occidentaux. Ainsi, à travers des albums photos, vidéos et récits, le site « visiter l’Afrique » se veut une véritable plateforme d’ouverture aux profondeurs prometteuses du continent noir.

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Cette dernière session de O-talk a tout simplement été magnifique de par les invités (plus nombreux) et la thématique très pertinente : l’art contemporain  » Camerounais « , pourquoi ne brille t-il pas comme dans certains pays d’Afrique tel que le Sénégal, le Nigeria ou l’Afrique du Sud? Pourquoi nos artistes sont portés à l’extérieur du pays mais pas ici? Que faire afin que le Cameroun devienne un carrefour artistique en Afrique?

DES INVITÉS PRESTIGIEUX

– L’artiste plasticien Camerounais, Jean David NKOT, a entretenu le public sur son expérience dans le pays. Les problèmes principaux auxquels ils (les artistes Camerounais) doivent faire face. Il s’agit de la difficulté qu’il y’a à se procurer du matériel approprié pour leur travail. Ensuite la nécessité d’une bonne communication afin d’amplifier la connaissance et même visibilité des oeuvres d’art. Sans oublier le manque de formation (entendons dans ce sens sensibilisation) sur ce qu’est l’art contemporain, car beaucoup ne s’y intéressent pas par manque de culture et parce qu’ils pensent que cela est réservé à une catégorie sociale dont ils ne font pas partie. Enfin, le dernier point décrié par l’artiste invité était l’absence d’un collectif soudé d’artistes qui se soutiendraient et parleraient d’une même voix pour leurs droits.

Mohammed CISSE, en service à la galerie MAM a également déploré le manque de culture ou plutôt d’informations de beaucoup de personnes, ce qui fait parfois qu’il est possible de n’avoir aucun visiteur dans la galerie pendant un mois entier!  De plus il y’a un très faible taux de consommateurs d’art plastique chez nous.

Aude Christelle MGBA, Commissaire de galerie en service à Doual’art a édifié le public sur le rôle des commissaires, notamment l’accompagnent de l’artiste dans l’organisation d’expositions et le processus de mise en valeur de ses oeuvres. Elle a d’ailleurs assimilé le métier (encore peu connu chez nous) à celui de « manager » en quelque sorte (car la musique est l’art le plus connu chez nous).

Sylviane MOUDEKE, Directrice de Marketing et Communication à la Société Générale au Cameroun a rappelé le soutien de sa structure aux activités culturelles et a exhorté les artistes à s’ouvrir et aller vers des entreprises pour des sponsorings ou partenariats. Car même si on a l’idée selon laquelle les portes sont fermées on ne saura jamais vraiment, si on ne se rapproche pas et on ne toque pas.

 

DES  CONTRIBUTIONS

*Pour palier aux problèmes d’informations et de formations il a été suggéré aux galeristes et artistes d’ouvrir leurs oeuvres à la masse. De penser à des actions sensibilisation afin que les populations sachent qu’il n’est pas obligé d’appartenir à une catégorie sociale précise pour porter de l’intérêt à l’art. Si la majorité trouve le coût des oeuvres d’art élevé et n’en consomme donc pas,c’est parce qu’elle ignore le travail derrière et ne sait pas l’intérêt que l’art peut lui apporter. Au final, ce n’est pas une question de finance mais de mentalité, car on aura beau offrir une toile à une personne non intéressée par l’art qu’elle ne l’accrochera sûrement pas chez elle.

*Se rapprocher des populations de la ville de Douala en créant des espaces plus proches d’eux est également une idée qui a découlé de l’échange. Car il faut dire que les deux seules galeries de Douala (MAM et DOUAL’ART) sont situées à Bonanjo, un des quartiers huppés de la ville. Même s’il est vrai que les artistes reçoivent souvent dans leurs différents ateliers.

* L’artiste Hip Hop très optimiste Louise ABOMBA faisait partie du public et a souligné un point très important dans notre contexte actuel : le digital. De nombreux Camerounais sont de plus en plus connectés, c’est ainsi qu’à travers son programme « sous le manguier » diffusé sur sa page facebook, elle échange en live avec des artistes sur leurs expériences, leur quotidien, leur travail. Cela afin de briser la barrière qui les sépare des populations et pouvoir en quelque sorte informer les internautes qui la suivent, sur l’art.

* Yvon NGASSAM, artiste photographe, faisait également partie du public, et a tenu à apporter sa contribution en parlant de son projet « Bandjoun entre Ruralité et Contemporanéité » à travers lequel il va à la rencontre des populations (citadine et rurale) de Bandjoun. Il s’agit aussi d’une communion avec l’architecture de la ville de Bandjoun grâce à la photographie afin de garder des archives photographiques de celle-ci.

En définitive, la soirée du 14 Septembre a été pour moi très intéressante, du fait que des aspects problématiques de l’art contemporain au Cameroun ont été mis à nue et des idées de résolutions, suggérées. Tout cela dans une très bonne ambiance avec la modératrice très « fun » (Diane Audrey) et un public très participatif. Il s’agissait également d’une occasion de réseautage, car les invités et les participants ont pu échanger lors d’un cocktail offert par le partenaire Chivas en fin de soirée.

site Visiter l’Afrique

Facebook Diane Audrey NGAKO

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TOUKY FASHION SHOW: CÉLÉBRATION DE LA MODE CAMEROUNAISE.

Si vous êtes un internaute Camerounais ou pas, vous avez déjà dû être face à ces affiches sur les réseaux sociaux en scrollant votre fil d’actualité facebook, Instagram ou en visitant les statuts de vos amis sur whatsapp. De quoi s’agit-il?

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Touky Fashion Show!

Un festival annuel de mode à la Camerounaise, il s’agit de la 13ème édition. Le Cameroun est doté d’ énorme potentiel, j’espère que vous n’en doutiez plus. Si les métiers autour de la culture_ principalement la mode, l’art plastique, la musique et la photographie_ sont assez marginalisés dans l’esprit de certains chez nous, il n’en demeure pas moins que des acteurs s’y impliquent, se forment et créent de merveilleuses choses. C’est ainsi que la maison de couture Touky après chaque année de formation s’attèle à mettre en valeur les savoir-faire acquis par des jeunes.

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La thématique de cette 13ème édition de la célébration de la mode Camerounaise est celle du voyage. Au lieu d’avoir des appréhensions sur ce qu’est la mode, pourquoi ne pas la vivre véritablement. Il s’agit de faire voyager les participants à travers la beauté des acquis et savoir-faire locaux.

 L’Intitiatrice

Marie Immaculée TOKEA MBEUNTO aka TOUKY est le cerveau derrière la maison de couture TOUKY. Sa passion pour la mode l’a transporté à travers des écoles de mode d’abord au Cameroun, ensuite à Paris; elle a également été mannequin pour chaussures pour la prestigieuse marque « Coco Chanel » et a été toiliste pour plusieurs créateurs en Europe. Elle décide ensuite de retourner au pays natal, et son enthousiasme doublé de son dynamisme l’amène à partager son savoir à travers des formations. Après vingt cinq années de carrière comme enseignante à l’ENIET à Soa, elle met sur pieds l’institut de formation professionnelle et de spécialisation TOUKY.

OÙ?

Le Touky fashion Show qui mettra en exergue des défilés de mode, concours de mode et une soirée de gala principalement, se tiendra dans la capitale politique du pays: YAOUNDÉ, au palais des congrès.

QUAND?

Même s’il est vrai que le voyage a débuté depuis le mois d’Août dernier avec une série d’événements, l’apothéose elle est prévue du 20 au 23 Septembre prochain.

QUI Y EST CONVIÉ?

Tout le monde est convié à cet événement national. Qu’il s’agisse des fanatiques de mode, des curieux ou de toute autre personne, le festival est ouvert à tous. C’est la raison pour laquelle sur les affiches que l’on voit défiler sur les réseaux sociaux, il s’agit de personnes aux profils divers et pas nécessairement liés directement à la mode qui prennent part au voyage.

 

EN SYNTHÈSE, le Touky Fashion Show est une réelle occasion offerte à tous de toucher du doigt et témoigner dans une ambiance festive, des exploits en matière de stylisme, modélisme et mannequinat. Les produits de la maison Touky auront ainsi l’opportunité de passer devant des professionnels locaux et étrangers. De plus, il ne s’agit dorénavant plus de se baser sur des préjugés ou des ragôts pour donner son avis sur la mode Camerounaise et surtout il s’agit d’encourager les jeunes Camerounais qui créeront la mode de demain. Ne dit-on pas que la culture d’un peuple est ce qui le caractérise et le définit aux yeux du monde?

Découvrir Touky maison de couture

S’enregistrer au Touky Fashion Show

 

MW

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« MA PERSON »: QUAND DES JEUNES SE LANCENT DANS L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL.

Il n’y a pas d’âge pour donner et il n’est pas indispensable de posséder des millions pour faire des actions de charité. Tels ont été les mots de la co-initiatrice du concept: « Ma Person » à l’ouverture de la cérémonie de collecte de dons pour un orphelinat de la place (Main dans la Main à Douala).

MA/PERSON QU’EST-CE-QUE C’EST ?

Il s’agit d’une marque Camerounaise de vêtements qui se veut aussi une association à caractère social. Au départ, il s’agissait d’une idée de trois jeunes qui se sont donnés pour mission de prouver que des actions sociales peuvent être entreprises par des jeunes et qu’il est possible de mettre son potentiel à la disposition des autres. L’association s’est voulue un exemple pour la jeunesse, car oeuvrer pour le développement des nécessiteux, surtout des enfants/jeunes (le futur de la nation) est une entreprise qui peut être portée par elle (la jeunesse). Cette idée a été applaudie par l’incubateur « Le Boukarou » (de Jean-Patrick Ketcha) qui accompagne les porteurs de projets.

 

ACTIONS DE MA/PERSON

Cette initiative a été mise sur pieds par trois jeunes: Isis Tetang, Diane Fendoung et Denis Tuekam; dans le soucis d’allier mode, dynamisme et actions sociales.

Ses activités depuis sa création en Mars dernier, consistent à dispenser des cours de développement personnel, des séances de coaching, soutien et autres activités créatives aux jeunes orphelins du centre « main dans la main » (MDM) pour cette première année.

De plus, à travers sa boutique en ligne Ma/Person reverse 30% des revenus trimestriels de ses ventes à l’orphelinat, afin de contribuer financièrement à l’éducation et l’épanouissement des jeunes du centres. Les articles proposés sont des sweat-shirts, t-shirts, polo, casquettes entre autres.

COLLECTE DE DONS POUR LA RENTRÉE SCOLAIRE 2017.

Samedi 9 Septembre s’est tenue la grande cérémonie de collecte de dons en vue d’équiper les jeunes pour la rentrée scolaire qui a démarré il y’a quelques jours au Cameroun.

De nombreuses personnes touchées par cette initiative honorable et jeune ont répondu présentes et ont assisté au spectacle offert par les jeunes du centre MDM. poèmes, dance, karaoké étaient au programme. Et on a pu voir du sourire sur le visage des jeunes défavorisés : le moment le plus précieux. Remise des dons constitués de fournitures scolaires principalement ainsi que des contributions financières. Des lots de marque Ma/Person ont également été remportés au cours de la soirée à l’issue de la Tombola.

 

« Give with style » qui est le slogan de MaPerson traduit le soucis d’allier mode, attitude (positive et altruiste) et bénévolat. Il s’agit là d’une jeunesse Camerounaise qui croit en ses capacités. En attendant la suite de leur programme, on ne peut que leur souhaiter bon vent.

En savoir plus sur MA/PERSON

 

MW

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COMMENT ÊTRE PERFORMANT SUR INSTAGRAM?

Le nombre de followers et/ou d’amis que l’on a sur les réseaux sociaux est important pour les internautes, parfois un peu trop même. Que l’on soit un utilisateur particulier, un entrepreneur ou une personne morale il est nécessaire de créer du traffic autour de son compte. Si sur Facebook on peut envoyer des demandes d’amitiés aux personnes cibles, se lier d’amitié avec les amis de ses amis et partager des publications susceptibles d’attirer facilement du traffic, ce n’est pas le même discours sur Instagram.

L’IMPORTANCE DES FOLLOWERS

Chacun de nous, même s’il ne le dit pas tout haut a souvent ce sentiment de satisfaction et d’importance lorsque la barre du nombre de personnes qui le suivent grimpe. Qui ne souhaite pas avoir 10.000 voir 100.000 followers sur Instagram même sans être au préalable une vedette? Tellement c’est important qu’il est désormais possible de s’acheter des followers. Si pour des particuliers l’importance réside dans le fait de se sentir populaire ou le projet de devenir un influenceur, pour des entreprises ou des solopreneurs il est important d’avoir de la visibilité, d’être suivi par le maximum de personnes ciblées, surtout les bonnes personnes pour pouvoir leur vendre un produit/service ou une marque.

COMMENT CRÉER DU TRAFFIC SUR INSTAGRAM ?

Même s’il est possible de débourser des sous pour avoir des followers virtuels sur IG, il n’est pas conseillé de commencer par là juste après création de son compte. Vous pouvez commencer par rechercher des followers naturellement.

Si vous avez un compte facebook, il vous est désormais possible de retrouver vos amis sur Instagram, en les suivant ils vous suivront en retour. Je me souviens d’ailleurs d’une dame qui m’avait envoyé un message sur Instagram: « kindly follow back » (veuillez me suivre en retour) après qu’elle m’ait suivi et que je n’ai pas fait pareil à l’immédiat. S

‘il s’agit d’un commerce ou d’une entreprise autre, vous pouvez faire appel à un spécialiste de réseaux sociaux qui a des notions et maîtrise des stratégies en social media pour vous épauler dans cette tâche.

Postez quotidiennement une ou deux photos ou vidéos sur Instagram. Si vous n’êtes pas du tout actifs vous risquerez de perdre vos followers et en moins de temps que vous ne le pensiez. Je n’ai toujours pas compris comment certains comptes IG qui sont publiques mais ont une ou deux photos postées s’attendent à être follow. N’en faites pas non plus trop, car cela pourrait finir par paraître vulgaire, voire décourageant.

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COMMENT ÊTRE EFFICACE SUR INSTAGRAM ?

Structurez et orientez bien vos posts. Ne publiez pas par hazard ou juste parcequ’il faut être actif, surtout si vous utilisez IG à titre professionnel. Vos posts doivent être en adéquation avec votre idéologie, votre thématique centrale, l’image que vous souhaitez garder dans l’esprit de vos followers. Votre cible doit pouvoir s’y retrouver. Par exemple si vous êtes une structure de cosmétiques on s’attendra à voir des clichés fashion, en adéquation avec la beauté; si vous postez sur la famine dans un pays en guerre ou les méfaits du tabac, même s’il s’agit de sujets importants vous aurez vite fait d’égarer vos cibles.

Postez à des moments stratégiques. En général les photos/vidéos sont mieux appréciées immédiatement ou dans les heures qui suivent leur publication. Il faudrait donc savoir quand poster. Sachez quelle est votre cible et quel est leur moment de fréquentation privilégié.

Utilisez les retouches et autres options sur IG. N’hésitez pas à utiliser les retouches sur vos photos. Ainsi que les autres options telles que les statuts quotidiens et les directs pour vos activités.

Utilisez également les hashtags sous vos publications. Selon le site wikiHow, l’utilisation de hashtag augmenterait de 20% vos likes et aussi vos followers. Pas mal, non?

En utilisant ces méthodes il n’est pas garanti que vos followers passent rapidement de 100 à 10.000. La méthode abracadabrantesque susceptible de rendre cela possible c’est en effectuant l’achat de followers. QUI NE SONT PAS DE VRAIES PERSONNES SUR QUI VOUS POURREZ COMPTER il faut le signaler.

ACHETER DES FOLLOWERS ET DES LIKES

Les organismes qui éprouvent une réelle nécessité d’avoir beaucoup de followers afin d’influencer de potentielles cibles ou avoir de la crédibilité auprès de ceux qui s’intéressent à eux peuvent avoir recours à l’achat de followers.

Il existe plusieurs sites dédiés, vous pouvez donc faire des comparaisons sur les meilleures offres. Surtout veillez bien lire les termes et conditions pour éviter de désagréables surprises, telles que la disparition de followers après quelques jours seulement. Utiliser également une carte bancaire sécurisée est conseillé.

Au final j’ai envi de dire: « si vous n’êtes pas du tout patient, faites appel à un spécialiste car vous aurez de sérieux soucis avec Instagram. Enfin entend que professionnel, l’achat de followers ne devrait pas être votre première alternative car vous ne les changerez sûrement pas en leads, ni en clients.

MW

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CARINE ANDELA, PROMOTRICE DU « MADE IN CAMEROUN », UNE CAMEROUNAISE FIÈRE DE L’ÊTRE

Lorsqu’on écoute le nom de cette jeune Camerounaise: « Carine Andela » on l’associe directement au ‘made in Cameroun » car cette dernière en a fait son cheval de bataille et elle utilise tous les moyens à sa portée (le digital dont elle est fan, et aussi en présentielle à travers des fora) afin d’exhorter les jeunes compatriotes à l’entrepreneuriat local et entretenir la masse sur la nécessité de faire confiance aux industriels locaux et de consommer local. Elle est d’ailleurs porte-parole d’une association ASENIA qui a pour but de valoriser le génie africain.

QUI EST CARINE ANDELA?

Jeune Camerounaise de vingt-neuf (29) ans, entrepreneure sociale, fondatrice d’ASENIA (Association des Entrepreuneurs Ingénieux d’Afrique). Elle a fait des études en gestion et comptabilité et elle s’est rapidement mise à l’auto-emploi. Elle est passionnée des réseaux sociaux; en la suivant sur la toile notamment facebook, on se rend facilement compte de son amour pour les productions locales d’où la communication accentuée qu’elle fait dessus.

 

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AFRIQUE GENIUS, UN CONCEPT DE L’ASENIA

Il y’a quelques jours du 29 au 31 Août dernier, s’est tenu à Yaoundé le premier grand forum « Afrique Génius » organisé par l’ASENIA dans le but de présenter les produits locaux, offrir des formations utiles en affaires (telle que techniques de négociation commerciale), tenir des conférences sur des thématiques liées à l’entrepreneuriat jeune et aussi et surtout sur la nécessité de se mettre ensemble afin d’oeuvrer pour le développement national. Le thème de cette première édition traduit à suffisance tout cela: « jeunesse africaine et synergie des génies pour un entrepreneuriat durable ».

TROIS JOURS DE RÉGAL INTELLECTUEL

Dans le but d’exhortation à l’entrepreneuriat jeune et surtout la valorisation du « made in Cameroun », le forum Afrique Génius n’y est pas allé de main morte. Trois principaux panels d’entrepreneurs: des anciens expérimentés comme des plus jeunes qui ont osé et se sont démarqués, ont entretenu le public sur leur parcours et leurs expériences. Ils ont offert des notions et astuces pour réussir en entrepreneuriat. Ces panels étaient constitués de personnalités telles que: Arthur ZANG, Eric Mathias OWONA NGUINI, Audrey CHICOT, Thierry NYAMEN, Claudel NOUBISSIE, Olivier MADIBA, Christian NGAN, Eugène Rodrigue EBONGO pour ne citer que ceux-là. Je n’ai pas pu y assister en présentielle, toutefois grâce aux directs sur facebook, entrepris par Carine ANDELA, nous avons pu nous régaler tout en étant de l’autre côté du pays.

 

TROIS JOURS DE DÉCOUVERTE

À travers des expositions, le public a pu découvrir pendant ces trois jours des créations et des produits inédits de jeunes Camerounais utilisant des produits locaux qu’ils transforment localement et le résultat est tout de même surprenant. Il s’agissait notamment des produits alimentaires et cosmétiques entre autres.

 

DES TROPHÉES POUR NOS ENTREPRENEURS

Carine a présenté quelques jours plus tôt sur les réseaux sociaux des trophées fabriqués par un Camerounais: Caly Calité, et proposait d’en faire des prix. En signe de reconnaisance mais surtout d’encouragement, car le Cameroun est encore un vaste chantier. On ne saurait ignorer ce que ces entrepreneurs ont déjà bati ou bâtissent, mais il reste encore énormément à faire chez nous comme l’a précisé Claudel NOUBISSIE après réception de son Prix.

Le troisième jour du forum, des prix ont donc été remis à plusieurs tels que: le « général » (comme Carine l’appelle) Thierry NYAMEN, PDG de NT Foods; le père de « l’entrepreneurial path » et fondateur de Madlyn Cazalis: Christian NGAN; l’initiateur de Kiroo Rebuntu, fondateur de Kiro’o Games (première entreprise Camerounaise de production de jeux vidéos): Olivier MADIBA et le « serial-entrepreneur » initiateur du concept de réveil « j’ai vendu mon lit »: Claudel NOUBISSIE entre autres.

Le forum s’est clôturé dans une soirée bonne ambiance pleine d’humour. Rencontres et réseautage étaient également au rendez-vous. Vivement le prochain forum!

 

POSITIVE ET PATRIOTE

Ces deux termes pour moi, caractérisent très bien notre jeune entrepreneure, Carine ANDELA. L’environnement souvent négatif dans lequel les jeunes évoluent et qui fait en sorte que la plupart voient encore l’étranger comme l’El dorado semble ne pas avoir d’impact sur elle. Elle met toute son énergie en s’entourant de leaders et en allant « frapper aux bonnes portes » comme elle le dit souvent, afin de contribuer au développement du savoir-faire  africain en général et camerounais en particulier; de mettre en exergue ce qui est fait et booster les jeunes à saisir les opportunités autour d’eux.

Patriote, car elle est très fière de représenter les marques Camerounaises lorsque l’occasion se présente. Elle est d’ailleurs ambassadrice de la marque de cosmétique camerounaise « Lola’s Cosmétics » initiée par la jeune passionnée Périnne BOYOM.

AU FINAL, le Cameroun est notre pays; il nous a donné au moins une terre et un nom. Nous devons l’aimer ce qui nous poussera à mettre sur pieds des actions en vue de son développement et surtout nous comprendrions que pour le porter plus haut il faudrait se mettre ensemble. Il est incontestable que l’Afrique est riche naturellement et intellectuellement, il est donc de notre devoir d’exploiter ces richesses afin de bâtir un pays fort et émergent ne serait ce que pour les générations à venir. La nouvelle génération de jeunes Camerounais soucieux de l’avenir de leur pays l’a compris, et Carine ANDELA en fait partie et est bien décidée à valoriser le « made in Cameroun ». Elle a d’ailleurs précisé dans une interview donnée à KAMITAMAG que:

Le Made In Cameroon n’est pas seulement une marque. C’est bien plus que cela. C’est un style de vie, une nouvelle attitude citoyenne que tout jeune camerounais devrait aujourd’hui considérer comme un engagement personnel. On se doit tous de se mettre à l’ouvrage afin de faire rayonner ce Grand Label qui pourra nous sortir de l’anonymat ; au travers des produits, services, et biens proposés au public, que l’on devienne une véritable référence en Afrique.

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« VALORISONS NOS MONUMENTS »: UN CONCEPT D’AKOUTÉ RAMSÈS.

Depuis quelques semaines dans mon tourisme à travers les réseaux sociaux, je tombe sur des selfies de jeunes kmer* devant des monuments locaux. Au départ, je me suis dite que c’était une coïncidence mais la récurrence m’a fait comprendre que ces selfies n’étaient pas anodins. Je me suis donc penchée sur le profil de l’instigateur de ces selfies en ligne sur facebook et Instagram (AKOUTÉ RAMSÈS), et je me suis rendue compte qu’il s’agit d’une campagne digitale: « la valorisation de nos monuments » comme il l’a intitulé.

QUI EST AKOUTÉ RAMSÈS?

Il s’agit d’un jeune Camerounais très impliqué dans la culture notamment en ce qui concerne la musique. Récemment il a même été présenté par Anicet Neumani aka V’EYES comme un membre de l’équipe de Bim’str, lors de la conférence de presse de présentation du site bimstr.com (qui valorise la musique locale à travers sa promotion via son site et les réseaux sociaux).

En le suivant sur les réseaux sociaux (puisqu’il y est hyper actif) on se rend compte que c’est un personnage parfois ironique, sarcastique mais surtout réaliste et un grand observateur de sa société. On peut aussi remarquer l’aisance avec laquelle il met en exergue son patriotisme.

L’histoire d’amour entre la culture, les réseaux sociaux et lui ne remonte pas à hier. Depuis plusieurs années déjà, notre jeune blogger n’hésite pas à faire ses analyses, à publier ses observations et donner son point de vue. Si au départ c’était juste dans le cadre de la musique urbaine, notamment le hip hop kmer, on remarque qu’au fil du temps la thématique n’est plus juste sur le hip hop.

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VALORISONS NOS MONUMENTS

AKOUTÉ  n’a pas hésité à dire dans une interview donnée à kamermoov en 2011 qu’il considère son pays comme le plus beau du monde.

Sur tes nombreux profits, une première chose frappe le visiteur, le T Shirt que tu portes (un T Shirt aux couleurs du drapeau camerounais. Ndlr), qu’est ce que ce T Shirt symbolise pour toi ?
Le plus beau drapeau du monde et plus beau pays qui va avec !!!

AKOUTE RAMSES à kamermoov.cm

Si des personnes passent leur temps à décrier ce qui est négatif dans leur pays sur la toile, pourquoi d’autres n’utiliseraient-elles pas ce même canal pour valoriser aussi ce qui est positif? Souvenons-nous que récemment encore l’artiste Sénégalais international AKON parlait du branding de l’Afrique qui devrait se faire par les Africains eux-mêmes, lors du forum Youth Connect Africa.

Mettre nos selfies devant nos monuments en ligne peut paraître trivial, mais de cet acte peuvent paraitre non seulement la fierté de ses origines mais aussi l’ouverture du Cameroun au monde (quand on sait la puissance des réseaux sociaux qui brisent les barrières géographiques).

Il a commencé lui-même par montrer l’exemple à travers un selfie devant la statue de la « nouvelle liberté », monument principal qui caractérise la ville de Douala. Il a ensuite invité les personnes à faire pareil à travers le pays.

Plusieurs ont répondu et répondent (puisque c’est toujours en cours) positivement à la campagne. On peut donc voir quotidiennement de multiples selfies des kmers devant des monuments du pays et c’est simplement beau.

« VALORISONS NOS MONUMENTS » est le concept digital qui a attiré mon attention de par sa profondeur, et j’ai tenu à partager cela avec vous dans ce billet dédié aux réseaux sociaux.

Bonne semaine et à bientôt!

MW

Kmer* =Camerounais

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BIOVEG’S: UNE INITIATIVE AGRO-ALIMENTAIRE DE CENDRES DJOUDA

Cendres Djouda est une jeune Camerounaise passionnée de l’agro-alimentaire (notamment transformation et distribution). Son rêve a toujours été de pouvoir offrir des produits locaux prêts à la cuisson ou la consommation. C’est la raison pour laquelle en poursuivant ses études supérieures (en Marketing), elle commercialisait déjà des légumes en feuilles précuits aux dames dans des marchés. Plus tard elle a voulu se différencier de la simple bayam sellam en offrant un service supplémentaire, c’est la raison pour laquelle elle a inclu les livraisons à domicile et intensifié la communication à travers le numérique, notamment les réseaux sociaux.

LA NAISSANCE DE BIOVEG’S

Pour notre Marketiste de 25ans, la concrétisation de son projet_qui est d’offrir une grande variétés de légumes précuits locaux_ ne peut se faire sans la construction d’une marque propre qui traduit sa vision même. C’est la raison pour laquelle, accompagnée par son équipe constitué d’un ingénieur agroalimentaire et une communicatrice digitale, Cendres a pensé à une marque: BIOVEG’S.

Proposer une gamme de produits bio, car il faut collaborer directement avec des agriculteurs, et surtout une grande variété de produits déjà prêts à la cuisson est l’idée derrière BIOVEG’S ( Bio-vegetal). Puisque l’on sait le grand défi qui attend les industriels qui s’attèlent à faire du « made in Cameroon » (celui de convaincre les Camerounais à la consommation locale) BIOVEG’S met l’emphase sur la satisfaction de ses clients en faisant preuve de délicatesse dans la transformation et le conditionnement de ses produits ainsi que la facilité du service.

LES PRODUITS BIOVEGS

Pour le début les légumes en feuilles sont priviligiés, ensuite les oinions et racines seront intégrés à la famille. La gamme de légumes feuilles proposée est constituée de neuf variétés locales du « Folong » au « Zom » en passant par le « Nkeya » « ndolè » et »Bissap » entre autres. Les légumes sont proposés frais, surgelés et séchés.

DISTRIBUTION

Le pays s’arime aux nouvelles technologies on peut déjà retrouver de multiple plate-formes de e-commerce de produits alimentaires et de première nécessité telles que Jangolo market et speedkart parmi tant d’autres. Il s’agit là des partenaires à venir de BIOVEG’S. Les livraisons à domicile dans la ville de Douala et des expeditions se font aussi lorsque l’équipe BIOVEG’S est contactée en ligne (notamment sur facebook et whatsapp).

COMMUNICATION

Le principal moyen de communication est digital. Puisque l’on sait que la majorité des personnes se trouvent sur les réseaux sociaux notamment Facebook, whatsapp et Instagram. Il s’agit ainsi de faire vivre la communauté créée online, de partager sur des thèmes de santé, de cuisine ainsi que des astuces efficaces.

LA CIBLE

Le coeur de cible de BIOVEG’S est constitué des femmes travailleuses ou au foyer qui ont besoin que leur tâche soit allégée, ainsi que de jeunes célibataires très connectés, qui ont aussi le droit de manger sain.

ACCÉDER À LA PAGE BIOVEG’S

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Le périple de l’entrepreneuriat quand on se lance surtout lorsqu’il s’agit d’une jeune femme (qui selon la société traditionnelle devrait s’ateller à se trouver un mari et mener une vie calme en épaulant ce dernier), Cendres Djouda le connait. Comme la plupart des personnes qui osent elle fait peut-être face aux multiples découragements et à des railleries des personnes qui ne croient pas à de tels projets localement, mais elle reste fixée sur sa vision et ses objectifs. On ne peut que lui souhaiter bon vent.

MW

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LE CAMEROUN REPRÉSENTÉ DANS PLUSIEURS CATÉGORIES AUX AFRIMA 2017

Ça y est on connaît désormais les nominés aux catégories régionale et continentale des AFRIMA 2017. Cette fois le Cameroun est représenté dans plusieurs sous-catégories des deux principales catégories, et j’espère que cela fera autant de bruits que récemment lorsqu’il n’y avait aucun kmer nominé aux BET AWARDS 2017.

C’EST QUOI AFRIMA?

ALL AFRICA MUSIC AWARDS, il s’agit d’une initiative Africaine dans le but de la valorisation de notre musique qui représente l’essence même de la culture des peuples et qui a une place irréfutable dans notre histoire. Dans le but d’aboutir à la reconnaissance ultime de la musique africaine dans le monde, Afrima s’est constiutée de cinq (05) Directeurs régionaux et 54 Directeurs de pays dans le cadre des organes décisionnels.

Sa mission

Dans son à propos on peut lire 03 missions essentielles. Celles de créer une plate-forme internationale et célébrer notre patrimoine culturel et nos valeurs. Récompenser l’étoile montante ainsi que l’établie. Et créer une croissance durable de l’industrie de la musique africaine comme contributrice à l’économie nationale et continentale.

Les valeurs

équité-authenticité-créativité-excellence-intégrité-transparence

LE 237 DANS LA PLACE

Depuis le lancement en 2014, cet événement annuel a lieu au Nigéria. Cette année pour la quatrième édition (du 05 au 11 Novembre prochain) on peut voir nos artistes kmer nominés dans diverses catégories et absents dans d’autres.

CATÉGORIE RÉGIONALE

Celle-ci est subdivisée en cinq sous catégories: Afrique centrale, du Nord, du Sud, de l’Ouest et de l’Est. Il s’agit de voter le meilleur artiste (masculin) ainsi que la meilleure.

En Afrique centrale, Daphne, Reniss, EwubeMimie, Montess et Merveille représentent le vert rouge jaune du côté des femmes. On retrouve Jovi et Locko dans la catégorie masculine.

 

CATÉGORIE CONTINENTALE

Cette seconde grande catégorie comprend jusqu’à 23 sous-catégories. On ne retrouve pas le kmer dans toutes les catégories (ou sous-catégories) mais dans plusieurs.

Dans la catégories des artistes les plus prometteurs on retrouve Beatballer, Blaise B, et Rythmz . 

Dans la meilleure collaboration, on retrouve Locko (sa collabo avec Mr Leo pour « supporter »).

 

Shan’l et Magasco sont nominés dans la catégorie Ragga Raggae et dancehall avec le song « love it ». Et Mimie dans la catégorie soul and RnB avec le song « dance fi you ».

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Locko, Mimie et Daphne reviennent dans la catégorie POP Africaine, tandis que « Manamuh » de Reniss revient dans la catégorie Afrique traditionnelle.

Dans la catégorie songwriter  le trio Salatiel, Mr Leo et Daphne est nominé pour les paroles du song « calée » de Daphne.

Révélation de l’année, Mr Léo est nominé avec le song « c’est faux », le grand Salatiel ne manque pas à l’appel dans la catégorie meilleur producteur. Et biensûr on retrouve calée de Daphne dans la catégorie chanson de l’année.

EN SYNTHÈSE

On pourrait être déçu par l’absence du kmer dans des catégories telles que meilleur Vidéogramme de l’année ou artiste de l’année. Mais on retiendra entre autres la double nomination de Reniss, la triple nomination du Rossignol Locko et de Mimie, le quadruplé de Daphne ainsi que sa présence dans une catégorie importante telle que « chanson de l’année ». La présence du Monstre Jovi et enfin l’entrée des jeunes BeatBaller, Ewube et du très talentueux Blaise B.

Il ne s’agit pas d’acclamer les nominations et croiser nos bras! Votons au maximum pour nos artistes préférés!

CLIQUER POUR ACCEDER AU SITE AFRIMA ET VOTER

Que pensez-vous des artistes nominés? Êtes-vous surpris, zen ou déçu? Par quoi?

Sinon au niveau de la catégorie « meilleure collabo africaine » vous n’avez pas l’impression qu’on a oublié quelqu’un? OUPS!

MW

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CROIRE EN VOUS OBLIGE LES AUTRES À VOUS FAIRE CONFIANCE: Cas de Speed Darlington

La confiance en soi n’est pas innée, même s’il existe des personnes qui semblent avoir des « gènes » de charisme et leadership. La peur et le doute sont des sentiments humains, donc avoir confiance en soi ne signifie pas ne jamais avoir peur, encore moins ne jamais douter. Cela signifie avoir le courage de faire face à ses peurs.

Je vais vous livrer un petit secret: j’adore écrire, mon entourage et mon lectorat m’encouragent car ils apprécient mon style d’écriture et mon ton. Cependant, je suis toujours envahie d’une grande frayeur lorsqu’il faut presser le bouton publier à la fin de la relecture d’un article! Je doute que le billet soit compris et surtout perçu comme je voudrais; sur une cinquantaine d’articles publiés j’ai douté cinquante fois.

Certains pensent que dans la vie on a toujours besoin de la reconnaissance des autres pour savoir qu’on a du potentiel. Les récompenses font partie des outils de cette reconnaissance externe. Toutefois si on ne reçoit pas de trophée cela voudrait-il dire qu’on est mauvais ou moins bon que les autres?

Pour ma part, je pense que lorsque l’on s’auto-reconnaît comme compétent, lorsque l’on est sûr de son potentiel, à un moment donné les autres sont juste obligés de nous suivre. Nous suivre même s’ils sont dubitatifs, car frappés par notre optimisme, notre positivisme et surtout notre assurance.

Je prendrais le cas du « rappeur » entre guillemets Nigérian, Speed Darlington afin d’édifier clairement mon propos.

Qui est Speed Darlington?

Bang dada dang! Ne me demandez pas ce que ça signifie: je n’en sais absolument rien. Mais cette expression est à l’image de son auteur: étrange, complexe, sans forme. Speedy comme je l’appelle, est un artiste d’origine Nigériane. Je l’ai découvert en parcourant les groupes et communautés digitales étrangères sur les réseaux sociaux. À première vue c’est un « fou ». Personnellement il me tue de rire à tous les niveaux: depuis son look (scorpion King), son accoutrement toujours hyper coloré, sa façon de parler et surtout sa façon de rapper. De prime abord « on » dit qu’il est nul!

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Speedy pense qu’il est bourré de talents.

Ne venez pas lui dire le contraire ça ne compte pas. Les groupes de divertissement tels que Kraks TV ou encore LaughNigeria partagent continuellement ses vidéos sur Instagram et Facebook, et vous pouvez lire des commentaires tels que:  » tu es nul, arrêtes la musique », « Ce mec n’est pas seul dans sa tête ». D’autres le renient: « non, il n’est pas Nigérian, on le donne gratuit aux Ghanéens » aux Ghanéens de répondre « on vous remercie mais nous sommes mentalement stables chez nous » etc. Tout cela ne l’empêche pas de sortir de nouvelles vidéos et on en retrouve d’ailleurs plusieurs sur YouTube. Tenez vous prêts, Speed chante officiellement depuis au moins 2011, il n’a pas abandonné depuis qu’on le lui conseille et qu’on l’insulte.

Speedy pense qu’il mérite une reine

Récemment il a jeté son dévolue sur l’actrice Nigériane Tonto Dikey et il le lui a officiellement avoué. Comme d’habitude on lui a rit au nez, mais une fois de plus ce n’est pas son problème.

Quand le nul devient célèbre et est repris par des grands de la musique internationale.

Son dernier tube « bang dada dang » je l’ai trouvé moche dès la première fois comme presque tout le monde, mais Speedy a dit que c’était un carton! Un concept gigantesque !

Laissez moi vous dire qu’il y’a quelques semaines, P.Diddy a tellement été stupéfait et impressionné par cela et il a posté sur son compte Instagram que Speed l’inspire !

Grâce à l’influence de P.Diddy les gens ont commencé à l’écouter d’une autre oreille.

En début Août, lors de l’anniversaire de la fille de l’artiste Flavour, plusieurs célébrités étaient présentes. Le chanteur Phyno a posté un snap dans lequel ils dansaient sur le fameux song (nul) de Speed.

Depuis quelques jours on retrouve des reprises de ce song, et le grand comédien musicien EmmaOhMyGod a d’ailleurs fait un remix de ce song.

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J’ai choisis de prendre Speed Darlington en exemple car j’étais de ceux qui pensaient que c’est un fou pour qui la musique n’est pas faite et je me demandais comment est-ce-que certains le côtoyaient. Au final, sa confiance en lui fait en sorte que même si on ne veut pas lui remettre de trophée pour son rap on reconnaisse un potentiel (celui d’inspirer l’endurance et le positivisme) et qu’on ait envie de faire partie de son monde.

En définitive, on vit en société et on a toujours le regard de l’autre sur soi. Toutefois, avoir de l’estime de soi et l’assurance amène les autres à nous donner une chance même lorsqu’ils n’y croient pas vraiment. Si on ne croit déjà pas en nous, on aura vite fait de se décourager lorsqu’il y’a une ombre de doute qui plane.

Croyez en vous, soyez passionné et heureux dans ce que vous faites, cela vaut bien plus que milles (1000) récompenses.

MW

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COMMENT ABORDER DES PERSONNES SUR FACEBOOK?

Des demandes d’amitié jamais validées, des messages auxquels on ne vous a jamais répondu ou encore des fois où on se retrouve bloqué alors qu’on essaye de rentrer en contact avec une personne sur facebook. Ces cas de figure sont récurrents et les victimes ont vite fait de jeter le tord sur la personne avec qui elles aimeraient entrer en contact mais une introspection serait nécessaire.

Facebook est le plus grand réseau social (grand public en plus) qui existe; il offre plus de trois (03) milliards de possibilités de se faire des amis, des partenaires et même rencontrer son conjoint (puisqu’il semble avoir déjà volé la vedette aux sites dédiés aux rencontres tels que Meetic et AfroIntroduction). C’est la raison pour laquelle je choisi facebook pour mon exemple dans ce billet.

1° Soignez votre image si vous voulez qu’on vous prenne au sérieux

Nous savons que Facebook est fait de tout, car ouvert au public. Il y’a plein de personnes peu de confiance, alors lorsque vous ne mettez pas de photo de profil ne vous attendez pas toujours à ce que vos demandes soient validées surtout si vous n’avez pas des centaines d’amis en communs avec les personnes que vous souhaitez ajouter.

Les informations sur votre profil aussi ne sont pas de tout hazard. Inventer des compétences (DG chez Louis Vuitton) et mentir sur votre ville d’origine et votre parcours académique donnent gnéralement lieu à deux choses: soit on vous prendra pour un immature qui ne s’assume pas, un mytho ou pire encore vous pourrez être pris pour un escroc. Facebook est peut-être grand-public, toutefois des opportunités sérieuses s’y trouvent également.

2° Joignez un message à votre demande d’amitié

Lorsque vous êtes intéressé par le profil d’une personne sur facebook que ce soit professionnellement ou non, joindre un message à votre demande d’amitié vous confère plus de poids surtout si cette personne est généralement très sollicitée sur la toile.

3° Faites preuve de politesse

Facebook marche peut-être sur le système d’amis, mais il ne faut pas perdre de vue que la politesse envers des inconnus même s’ils ont accepté d’être vos « amis » virtuels est importante. oubliez les « Yo mbom! » « hooo ma chérie » une fois on m’a lancé un « ooooh toi-là! ça va? » un truc de ouf qui fait en sorte que tu bloques direct.

Parfois on a juste l’impression que beaucoup ont râté leur maternelle quoi!

4° Attirez l’attention en étant original!

être original ne voudrait pas dire être lourd dans son style ou parler un langage peu commun. Mais il s’agit de ne pas être banal avec les: « salut, ça va? »  » salut, charmante ». Vous pouvez vous appuyer sur ce qui vous a impressionné ou ce qui vous  pousse à vouloir vous rapprocher de cette personne, ainsi vous pourrez avoir un retour assuré.

Arrêtez d’envoyer juste des pokes, maintenant ce sont les « hello » qui sont à la mode: barbant!

5° Ne parlez pas de sexe!

Franchement je ne sais pas si ça marche mais peut-être à 1%. Pourquoi aborder une personne en lui parlant de sexe même s’il s’agit de votre but ultime? On sait déjà qu’il y’a plein de malades obsédés sur facebook pourquoi voulez-vous vous ranger tout seul dans cette catégorie dès le premier contact? Be careful!

6° Surtout, surtout ne harcelez pas la personne!

Vous n’avez pas besoin d’harceler la personne avec des messages ou des commentaires sous ses photos . Une tendance que je trouve particulièrement embêtante, c’est le fait de liker toutes les photos d’une personne en une fois dès qu’elle accepte la demande d’amitié. C’est peut-être pour attirer l’attention sur vous ou alors parceque vous êtes trop fan, mais ressaisissez vous, je trouve cette attitude particulièrement flippante! Et vous risquez plutôt d’effrayer cette personne.

EN SYNTHÈSE, avant de rapidement balancer des phrases telles que « elle se prend la tête et ne veut pas me répondre »; « il se prend pour un dieu et n’accepte pas ma demande d’amitié », « elle est snob et arriviste voilà pourquoi elle m’a bloqué », demandez-vous d’abord si vous n’avez pas merdé. Est ce que votre profil inspire confiance? Comment avez-vous introduit votre message? Et en quoi êtes-vous exceptionnel(le) pour qu’on doive passer sur les 100 inbox existants et s’attarder sur le vôtre?

Enfin, vous n’êtes pas obligés d’être amis avec tout le monde. D’avoir uniquement cette fille là, de faire affaire uniquement avec tel. Si ça ne marche pas ce n’est pas la fin du monde.😉

MW

 

 

 

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MA SEMAINE ENTREPRENEURIALE

Cette semaine a une fois de plus été très intéressante. trois événements m’ont marqué: Le lancement du site internet de Bimstr, le lancement officiel de Lola’s Cosmétics (marque de cosmétique 100% Camerounaise) et surtout le Blogcamp, la toute première édition nationale. Je m’attarderai dans ce billet sur les deux derniers événements puisque le lancement de bimstr.com a déjà fait l’objet d’un article que j’ai publié vendredi dernier dans la rubrique « culture ».

LANCEMENT OFFICIEL DE LOLA’S COSMETICS AU CAMEROUN

Périnne BOYOM est l’initiatrice de « les petits secrets de Lola » devenu une marque de cosmétique Lola’s cosmetics. Elle a souligné lors de son discours de présentation samedi dernier qu’elle se fait accompagner et soutenir par une équipe. Ingénieure en réseau et télécommunications de formation, Périnne est la preuve vivante qu’il est possible de réaliser ses rêves et vivre de sa passion chez nous.

En effet, elle a toujours été Fan de make-up, s’amusant à maquiller les personnes de son entourage juste en passant et voyant son travail apprécié et parfois assimilé à celui d’une professionnelle, cela lui a donné encore plus de zèle. Elle a ainsi décidé d’utiliser les réseaux sociaux pour mettre en valeur ses compétences c’est ainsi qu’est né « les petits secrets de Lola ».

LA PROBLÉMATIQUE DES MAKE-UP ADAPTÉS À LA PEAU NOIRE

Dans son aventure passionnante de make-up, Périnne se heurte comme plusieurs femmes au soucis de trouver des produits de make up conçus pour la peau africaine, car elle (la peau noire) a ses particularités et est souvent influencée par son climat tropical. Les femmes chez nous sont donc obligées de tester des produits venant d’ailleurs jusqu’à ce qu’elles tombent sur celui qui semble leur sied le mieux.

Pourquoi ne pas simplement leur proposer des produits conçus initialement pour leur peau? C’est la question que s’est posé Perinne et avec le support de sa team elle s’est lancée dans la résolution de cette problématique.

Le résultat a été présenté au public Camerounais ce Samedi 19 Août. Après le teasing sur les réseaux sociaux « elle arrive… » on peut dire maintenant « elle est là ». Une gamme de produits variée du fond de teint à une panoplie de lipsticks (rouge à lèvres) les femmes sont servies.

Toutes les femmes sont belles. Chacune décide de se mettre en valeur à sa manière.

Périnne BOYOM

La cible de Lola’s Cosmetics est la femme Africaine en général et Camerounaise en particulier. Il s’agit de briser les standards sociaux ou idéologiques selon lesquels la beauté se définit selon certains critères précis. Les ambassadrices de la marque Lola démontrent d’ailleurs cette idée, il ne s’agit pas de produits dédiés à une catégorie sociale fixe, ou uniquement à celles qui ont une certaine silhouette, ou encore uniquement à celles qui ont un style flashy. Toutes les femmes s’y retrouvent aisément.

cliquer pour découvrir Lola’s Cosmetics

 

PREMIÈRE ÉDITION NATIONALE DU BLOGCAMP (2017)

Ces 19 et 20 Août 2017 la capitale politique Yaoundé a accueilli un événement grandiose initié par le blogueur Camerounais Paul Emmanuel NDJENG: un BLOGCAMP, qui s’est tenu à l’école supérieure Polytechnique.

Pourquoi le BLOGCAMP?

La mission principale de cet événement était de démystifier le blogging chez les jeunes Camerounais. L’accès libre était d’ailleurs dans le but de pouvoir toucher un maximum de personnes. Le blogging est encore très méconnu chez nous, et même ceux qui ont entendu parler ne savent pas comment le pratiquer ni comment l’utiliser pour générer des revenus à la longue.

THÉMATIQUE PRINCIPALE

Au cours de ces deux jours, huit(8) ateliers sur « comment écrire » et « comment choisir sa plateforme » ont largement édifié le public. Paul Emmanuel Ndjeng, formateur et blogueur professionnel (inbound 361) et Fotso FONKAM, enseignant et blogueur (le petit écolier) ont partagé des notions essentielles et guidé les jeunes dans la création de leurs blogs et la génération du contenu efficace.

Plusieurs partages d’expérience ont également inspiré et motivé le public. Notamment ceux de Thierry Bertrand (BlogPasCher) et Serges Patrick Massango (Obosso.net). Et des experts sont revenus sur des keynotes que les jeunes blogueurs devraient posséder: la gestion de sa marque présentée par Anne K. SIADE,  les relations publiques par Simon MBELEK et la veille stratégique par Louis Georges AMBELLIE .

Il a aussi été question de découvrir des blogueurs anciens ou novices, de faire du réseautage, de partager et gagner des idées d’initiatives et d’articles.

La présence de nombreux jeunes lors de ces deux jours est une preuve qu’ils ont soif de connaissances et qu’ils ont de l’intérêt pour cette activité qui est encore quasi vierge au Cameroun. Toutefois, il n’était pas question de leur vendre du rêve.

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Si votre motivation au blogging c’est juste la célébrité, il s’agit d’une mauvaise approche.

Serges Patrick MASSANGO

Le blogueur devrait savoir pourquoi il blogue (avoir une problématique à résoudre ou des expériences à partager par exemple). L’insistance a été mise au cours du BLOGCAMP sur le blogging utile. Comme l’a rappelé Thierry Bertrand, il faut apporter des solutions aux problèmes de sa société il ne s’agit pas juste de remplir des pages.

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MW

 

 

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BIMSTR.COM: Un palier de plus dans la promotion de la zik kmer.

 

Mercredi 16 Août dernier à Douala a eu lieu la conférence de presse sur le lancement officiel du site Internet de Bimstr. Il s’agit là de la concrétisation d’une aventure qui a commencé il y’a plusieurs années déjà et qui a eu une véritable portée sur les réseaux sociaux (whatsapp puis Facebook) .

 

Des jeunes très engagés

Anicet Neumani aka V’eyes promoteur du concept Bimstr est revenu dans un live Dimanche dernier sur la genèse de Bimstr. Comme la plupart des entrepreneurs qui osent, en particulier chez nous, des portes lui ont été fermées et il a fait face aux découragements de son entourage. Toutefois, il n’a pas give up et a été soutenu dans son parcours par son « équipe de Camerounais et un Beninois » comme il l’a si bien spécifié dans son direct.

 

Faire connaître nos talents cachés

On peut déduire qu’il s’agisse là de la mission principale du concept Bimstr.

Au départ, c’était juste un groupe whatsapp dans lequel circulait des audios et vidéos de songs du moment,  puis  une communauté sur Facebook,  car il est clair que le lieu où un artiste peut être sûr de trouver son audience et surtout d’être suivi au delà de ses frontières de nos jours c’est internet. Cette communauté compte à présent plus de 50.000 membres.

Sur Facebook, Bimstr s’attèle à vulgariser les songs du terroir. Au quotidien on peut être certain d’enjoy des patates de songs kmer qu’on ne retrouve pas toujours sur TraceTv. En plus on peut découvrir des artistes en herbes qui s’avèrent plutôt très promoteurs. Ceux-ci ont ainsi la possibilité d’être dénichés en plus de la visibilité qui leur est offerte.

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Ze Bimstr Challenge

On se souvient encore du Bimstr challenge sur Facebook très récemment, qui donnait la chance à toute personne de mettre en exergue son talent en interprétant un song kmer. Le public pouvait voter en partageant: 1vote=1 partage.

Cette initiative a été très appréciée et de nombreux donateurs se sont portés garants pour augmenter la cagnote du vainqueur,  la plupart l’ont fait dans l’anonymat ce qui prouve à quel point ils ont été touchés par ces talents qui n’ont pas souvent l’opportunité de se mettre en avant.  D’ailleurs Tenor, le jeune rappeur kmer (qui aime les bad things😅) a été frappé par le talent d’une jeune kmer, Grâce, qui m’avait aussi fait couler une larme avec sa voix super profonde.

 

Enfin la plate-forme 100% kmer

Le site Internet est un pas de géant dans le processus de vulgarisation et aussi de valorisation de la zik de chez nous.  Tout natif kmer se retrouve d’ailleurs par rapport à la forme du site ainsi que le contenu.

Comme l’a stipulé Annicet Neumani il s’agit de donner la priorité au made in mboa, l’équipe Bimstr qu’il ne manque pas de remercier quand se présente l’occasion, bosse d’abord pour relever la culture du pays,  même si elle est souvent approchée par des étrangers.

Un palier de plus,  après la WebTv ,Thara TV, concept du jeune Fidjil. On ne peut que apprécier  cet esprit entrepreneurial jeune dans un domaine souvent simplifié tel que la culture.

Big up à l’équipe Bimstr !👐  On ne peut que leur souhaiter bon vent dans cette aventure qui ne fait que commencer, car ils ont 237 raisons d’exceller. Et surtout ne faisons dans la sorcellerie mais parlons-en et partageons quand c’est bien 😉!

Découvrir Bimstr.com

MW

 

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